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(le soie puce », et sorl, le i)liis soincnl à pied. Parlois, c'est pour quelque visite chez des amis intimes, surtout chez ceux qui sont malades, auxquels elle lienl alors fidèle compagnie. C'est aussi l'heure où elle fré- (jucnte l'alclicr des artistes, s'inlbrmant du travail en train, suivant attentivement les progrès des œuvres connnencées, surveillant de près l'exécution de celles qu'elle a commandées pour elle-même. Mais l'emploi le plus fréquent de ces promenades matinales est de courir les boutiques et d'y faire des emplettes, tantôt pour son compte, tantôt — et de préférence — pour les autres. Personne n'achète mieux qu'elle, à meilleur marché et avec plus de goût. Aussi les étrangers de passage qui jouissent de son amitié ont-ils sans cesse recours à elle pour leurs acquisitions parisiennes, certains de lui faire plaisir et d'y trouver en même temps leur profit. Elle tient à justifier celte confiance, cherche, furèle, déniche, marchande, et n'est jamais plus heureuse que quand elle a pu enrichir ses mandataires de quelque bel objet d'art, tout en épargnant leur bours3^
N'oublions pas non plus dans celle nomenclature les courses charitables, qui font partie de ses habitudes quotidiennes, et qui ne sont pas l'un des moins beaux côtés de sa Aie. Elle donne beaucoup aux pau\res el leur donne de sa main, discrètement et sans bruil,