‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 109 sur 764 · Voir ci-dessMs · texte numérisé non relu

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2. Voir la Diœcesunkitrte de Bœttger, les n°^ l\2 et 53 de Spru.\ei\-Me>ke, Hist. Hand- Allns, et la pi. IX de r.l//«* historique de Longnon.

3. Ann. liert. 843 et 806, pp. 3o et 8a. Sur les diocèses réunis d'Arras et de Cambrai, voir Desnoyehs, Topographie ecclésiastique de la France prndaiit le moyen àije et les temps modernes jusqu'en ij'Jo (Annuaire de la Société de l'histoir^' de France, année 1859, t. XXIII, pp. 2(j4-307).

4. Hiiicinar, dans ses lettres à Nicolas l»', de 8O7, et à -Adrien II, de 870 (Mkine, t. CXXV'I, coll. 88 et 171)), i)arle simplement d'une partie de son diocèse, sans spécifier Ia([nelle, ([ni se trouvait dans le royaume de l^olliaire. Voir le travail iléjà cité de Lo.m;.non, Les piKji du diocèse de Heims, et le ménioire antérieur de Desnoyehs, Topo /raphie ecclésiastique (Annuaire de In Société de l'histoire de France, t. XXlll, année iHiuj, pp. i35 et suiv.).

5. (".oiisulter Ues.noyeixs, 'Topographie ecclésiastique (Annuaire de la Société de l'histoire fie France, I. XVII, armée i8r)3, p|(. c.xi ii-i;xi.vui, et t. XXIII, année iS.'n), pp. 3r)-r>4); la |)rél'ace mise par Ei.testeii an t. Il du .l//f. L'H., i)p. c.xi.h-clvu ; les ouvraijes ou les cartes déjii cités de BtEiTaEii, de Simiuneh-iMk.nkk cl de Lo.mj.no.n.

DIOCESES ET pOQl DE LA LORRAINE. IO7

(le Tioente et de Threante étaient devenus allemands ; enfin ceux de Munster et de Brème, qui étaient séparés de leurs p agi frisons, soumis à Lothaire'.

En principe , ces démembrements laissaient intacte l'autorité des métropolitains sur leurs suffragants et des évêques sur leurs diocésains. L'évêque de Cambrai, sujet de Lothaire, devait la même obéissance à l'archevêque de Reims, sujet de Charles le Chauve, que n'importe quel évêque de la même province, dont le diocèse faisait partie du royaume de France ; et d'autre part il n'avait pas moins de droits, au spirituel, sur la moitié française de son évêché que sur la partie lorraine. Mais en fait, bien des difficultés et des désagréments naissaient de cet état de choses anormal, surtout quand la discorde désunissait les souverains entre lesquels la province ou l'évêché étaient répartis. Nous le verrons bientôt, en parlant de l'affaire de Cambrai.

Lothaire possédait les chefs-lieux de quatre provinces ecclésiastiques, Cologne, Trêves, Besançon et Tarentaise, les trois évêchés suflragants de Trêves, Metz, Toul et Verdun, les trois évêchés suffragants de Besançon, Bâle,»Belley et Lausanne. Sur six évêchés suffragants de Cologne, deux seulement, ceux de Liège et d'Utrecht, lui appartenaient, ainsi qu'un des deux évêchés qui dépendaient de Tarentaise, celui de Sion. Cambrai, Strasbourg et Genève, qui relevaient respectivement de Reims , de Mayence et de Vienne, étaient soumis k l'autorité de Lothaire. Ce prince était donc maître de quatre archevêchés et de douze évêchés^.

S'il est facile de faire le compte des diocèses, la tâche devient plus ardue quand on s'occupe des circonscriptions admini.stratives. Ni la Frise, ni la Frauda, ni l'Alsace, ni la Bourgogne ne constituaient de grands gouvernements ayant un duc à leur tête ; on continuait k se servir de ces termes, qui avaient perdu toute valeur politique, mais qui correspondaient k des divisions ethniques et juridiques 3.

Chacune de ces anciennes provinces était divisée enpagi^. D'une façon

1. Voir l'ouvrarje et les cartes de Bœttger, Y Atlas de Spruxer-Menke, n" 42.

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