Divisio regni Hlotharii II (CC, t. II, pp. ujS et igô
3. Voir Waitz, D. VG., t. III, pp. 364 et suiv. ; t. V, p. 36. Peut-être y aurait-il lien cependant de faire une exception pour la Frise, où Heriold et Roric exerçaient probablement l'autorité ducale.Voir Blok, Geschiednis van het Nederslandsche Volk, t.I,p. 110; cf. p. ii5.
4- Sur les pagi, consulter, outre les ouvrages ou mémoires déjà cités de Desnoyers, de Bœttger, de Piot, de Van den Bergh, de Waitz (Z). VG.) et de Longnon, Guérard, Essai sur le système des divisions territoriales de la Gaule depuis l'chje romain jusqu'à la fin de la dynastie carolingienne ; Deloche, Etudes sur la géographie historique de la Gaule et spécialement sur les divisions territoriales du Limousin au mogen âge; Baumann, Gaugrafschaften. Une iiuestion très discutée est celle de la concordance entre les pagi d'une part, les archidiaconés et les doyennés d'autre part. Bœttger, op. cit., préface, pp. xxvn-xxviii, et introduction, pp. xxxv-liii, a soutenu que les arcliidiaconés ou les doyennés avaient été calqués sur les pagi, et il n'a pas admis (ju'il y eût jamais eu d'exception à cette rèqle. La conséquence de cette exagération a été que Bœttger a commis de nombreuses erreurs ; il faut ne le consulter qu'avec une grande défiance. Gukrard, op. cit., p. 87, Desxoyers, op. cit., (^Annuaire, etc. année i85g, pp. 47-48, 5g, 83, 108, 142, etc.), Piot, op. cit., introduction, p. 11, Longnon, Les pagi du diocèse de Reims, pp. 2 et 3, et Allas historique. Texte explicatif, pp. 91-92, admettent la concordance des
ïo8 LE RÈGNE DE LOTHAIUE II (Sn^-SCy).
(|éiu'ral(*, on peut dire (|iie le [xicjus était administre [)ar un comte, mais cette rè([le soudrait bien des exceptions, soit (piun (jrand jxKjas lût subdivisé entre plusiems comtes', soit au contraire ([u'un comte réunît plusieurs/>«<// sous son autorité. Nous n'avons aucun exemple à citer de ce dernier cas pour h^s régnes des deux Lotliaire, tandis que nous savons qu'il y avait cinq comtés en Hipuairie, cpiatre dans le Brabant et la Ilesbave, deux dans la Woévre et eu Alsace^.
Nous ne sommes pas en mesure de donner le nombre exact des por/i de la Frise 3. (Juant h la portion de la Francia qui a[)partenait k Lotliaire, elle comprenait d'après le traité de Meerssen quarante-neul" comtés ou pagi, cinquante et un avec les districts d'Aix-la-Chapelle et tle Maéstricht, cinquante-six en y ajoutant cinq pagi que mentionnent des diplômes de Lotliaire II ou des chartes contemporaines-*. L'Alsace était divisée en deux comtés, et la Bourgogne lotharienne en comptait treize, ou plutôt quatorze avec le Sorengoioe ou Sorngaagieiisis, mentionné par le diplôme de Lotliaire II du 19 mars 860 pour Moutiers- GranvalJ.
Le pays franc constitue donc la partie principale des Etats da Lotliaire II, il est à lui seul plus étendu que la Frise, l'Alsace et la Bour-
divisions ccclésiasti([iies et des circonscriptions civiles, mais avec des reserves. Deloche, op. cit., p. 387, et HicuTiioi-'EN, op. cit., i>p. 1285-1288, la rejettent, le premier pour le Limousin, le second pour la Frise. Garxier, Ctiartes bourg ui(j nonnes (les ix*, x^ et XI» siècles (Ac. I. B.-L., Mémoires présentés par dioers savants, t. II, p. 55); Spruîser-Menke, Hist. Handatlus, Vorbeinerkuwjen, p. 18, et \\'Arrz, D. YG., t. III, p. 438, ne croient pas que d'iuie façon (jénérale les limites des archidiaconés -et des doyennés coïncident avec celles des pnyi. — La vérité est (pie l'on ne peut établir de rèfjle (jénérale, et ([ue la concordance, réelle pour certaines réijions, n'existe pas pour d'autres.
I. Sur les pagi majores, médiocres et minores, voirPiOT, op. cit., introduction, i)p. iv et suiv., Waiïz, D. VG., t. III, p. 378, et Lo.ngnox, Atlas, Texte, p. (jo. Le premier a admis d'une façon trop absolue, trop sysléniati(iue la division des (jrands pagi en moye.is et de ceux-ci en petits. Les observations de Lonc.nox sur les remaniements des pagi, sur l'emploi par les notaires de vocables (jui répondaient à des di\isions territoriales abolies, sur les confusions (jui résultent de cette habitude lâcheuse, nous paraissent des plus justes.
■2. Dii'isio regni Hlolharii II, CC, t. II, pp. uj4-i(j5.
3. Voir Va.\ der Bergh, op. cit., pp. 127 et suiv., KicirnioFE.N-, op. cit., p. i320, et carte de la Frise au ix" siècle, enlin la Gaukarte de BŒTT(iEH, et les n»* 3i et Sa de Spru.ner- Menke.
l\. Dii'isio, etc., CC, I. II, pp. ujA-kj.'). Les pagi francs ([ue nous font connaître les dipUunes de Lotliaire II et (pie ne menliomie pas le parta(je de Meerssen, sont le Fano- /iiar/ensis, com()ris dans le Ilainaut (B. M. i255); le p. Fulmime, démembrt-menl de l'.\rdeiinc (B. M., 12G1); le p. Moilla, entre la Meuse et le Rhin (B. M., 1280); le p. Darnau, subdivision du /;. Lommensis ou Loinacensis, car la villa de Soye, (pi'y place la charte d'.Vnsiriil pour Lorscli du 5 octobre 803 (^S'.S'., t. XXI, p. 370), est attribuée au pagus de Lomnie par le dipl(jme de Lotliaire 11 pour .\nsfrid du (j novembre 855 (B. .M. laAa); enlin le p. Treoirensis, ipii se confond peut-être avec le liedensis, s'il n'en est pas un pagus secondaire (charte d'éciiancie entre l'riim et Gorze du 3 novembre 8(i4, 11- d. M., t. III, preuves, p. 33). Sur le Fannmarlensis, le p. Falminie et le Darnuu, voir l'ioi, op. cit., pp. 2oi-2o/(, i57-i()i el i8:i-i8(J; Lo.xi.NO.N, .\tlas, Teœte, \i[i. laA et i32-i33; sur \f Moilla, B(EïTGER, op. cit., jip. 57-00, et Lo.Mi.NoN, ihid., p. i3(>; sur le Trerirensts, MU. un., t. Il, inlroduction, p. xxxiv. Consulter aussi la carte 32 de Si-ru.vkk-.Mk.nke el la pi. V'ill de Lo.NGNo.N.
5. DiiHsio r.-gni lllutharii II, CC, t. Il, p. kj/i, et M. M. 1275.