‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 114 sur 764 · I. Ann. Bert. 855, p. A · texte numérisé non relu

I. Ann. Bert. 855, p. A

royaume de lorraine.

Il4 lE RÈGNE DE LOTIIAIUE II (855-869).

l'Iiassé lo |K'lit (-liarles, dont le roi do France, son père, avait fait leur souverain, pour inviter Louis le Germanique à venir régner sur eux '. Occupé à combattre les Sorabes^, ce prince, sans re[)ousser les propositions des rebelles, ne leur (it probablement pas de réponse ferme. Las de l'attendre, les (jrands liront leur soumission et les Aquitains rappelèrent le petit Charles ^ Toutefois, la démarche tentée auprès de Louis le (iermanique était de nature à réveiller les défiances et les craintes de son frère. C'étaient plutôt les circonstances i[ue la volonté de respecter ses engagements, ([ui avaient empêché le roi d'Allemagne d'accueillir les ouvertures des seigneurs rebelles.

A Orbe, les fils de Lothaire I^'' étaient parvenus bon gré mal gré à régler la question de la succession paternelle, on conservant toutefois au cœur quelque rancune des déceptions et des échecs qu'ils s'étaient mutuellement infligés. De plus, s'il fallait en croire la lettre déjà citée du pape Benoit 111, Hubert aurait par sa cupidité amené une rupture entre Louis II et Lothaire +. Les méfaits d'Hubert, peut-être des incursions en territoire italien, n'auront sans doute été que la cause occasionnelle de cette brouille, <jui allait bientôt se manifester au grand jour.

Quand Lothaire était allé h. Francfort réclamer l'appui de son oncle de Germanie, celui-ci n'avait sans doute pas manqué de l'entretenir d'un projet qu'il avait à cœur de voir réussir, mais dont le succès ne dépendait pas de lui seul ; nous voulons parler de l'union de l'évêché de Brème k l'archevêché de Hambourg. Brème était suffragant de Cologne, il fallait donc l'autorisation de l'archevêque de Cologne, et naturellement du souverain dont ce dernier prélat était le sujet, pour que Brème fut détaché de sa métropole et réuni au siège de Hambourg.

Nous avons dit que cette dernière ville avait été prise et détruite en 840 par les Normands, qui avaient mis le pays à feu et à sang s, Ansger, l'archevêque de Hambourg, se trouvait sans asile. Pour lui en procurer un, pour le mettre à même de poursuivre l'évangélisation des païens du Nord, Louis le Germanique eut l'idée de l'installer sur le siège de Brème devenu vacant par la mort de Leuderic. Cette solution fut approuvée par un concile tenu à Mayence en octobre 847. Il y fut décidé que le diocèse de Hambourg, formé jadis de morceaux enlevés aux diocèse de Brème et de Yerden, disparaîtrait, et que ces deux derniers évèchés rentreraient en possession des territoires qu'ils avaient perdus : c'est ainsi que Hambourg même, ou ce qui avait été Hambourg, revint à Vorden, et qu'Ansger ne fut plus qu'un simple évèque de Brème. Cet arrangement et ses conséquences, surtout la dernière que nous venons de signaler, parurent présenter de graves inconvénients h un autre concile, qui se tint à Mavence

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