Vita Anskarii, ch. 28, p
IlG LK Rf:G.\E DE LOTIIAIUE II (SôD-SCg).
(juerre, ou de s'absleair d'exercer une pression sur Gunther, ou même d'ordonner au prélat de persister dans son opposition à l'union de Brème et de Ilamljourij.
Louis le Geriuaniquo espérait que son neveu serait de meilleure composition ((ue ne l'avait été Lothaire I*'', C'est en solliciteur que le jeune prince était venu le trouver à Fi'aucfort. En retour de son appui, le roi d'Allcmajjne avait le droit d'exiger certains avantayes. Nous pensons qu'il invita Lothaire II à user de son influence sur l'archevêque de Cologne pour le déterminer à donner enfin son consentement. L'année 856 se passa sans que Gunther se fût exécuté. Désireux d'en finir avec cette affaire, Louis le Germanique se décida au début de 867 à venir trouver son neveu pour lui rappeler ses promesses. L'entrevue des deux souverains eut lieu en février à Coblenz, dans les Etals de Lothaire'. Bien que les documents ne nous disent* pas ce qui se passa entre l'oncle et le neveu, nous ne doutons pas que le règlement de l'affaire de Brème n'ait été l'objet de leurs pourparlers -. Gunther, sans doute prévenu à l'avance, assistait à la réunion, ainsi qu'Ansger et de nombreux prélats. L'affaire fut de nouveau examinée et tous les assistants approuvèrent la solution qu'elle avait reçue. Pourtant Gunther ne se montrait pas disposé à la ratifier, déclarant qu'il était injuste d'élever un évêché suffragant au rang de métropole, et qu'en outre son devoir était de ne pas laisser amoindrir en quoi que ce fût le siège qui lui avait été confié. Enfin, sur
1. Afin. Fuld. 857, p. 4?; Conventiis npud S. Quintiniini, Adn. Karoli, ch. 3 {CC, t. II, p. 294).
2. D'après la Vita Anskurii, cli. 23, p. l\S, c'est à Wonns qu'aurait été réglée l'affaire de Brème ; Rimbekt ii'intlicjne pas d'ailleurs en (juelle aiuiée. Seulement, les Annales ne mentionnant aucune rencontre à Wonns de Lothaire II et de son oncle, la j)lupart des auteurs modernes ont supjjosé i[ne Rimbert s'était trompé, et (juc c'était à une des entrevues connues de Louis et de son neveu (pie Gunther avait lini par approuver l'union de Brème et de Hambourg. Or, en 8Ô7 Louis, après avoir conféré à Coblenz avec Lothaire, se rendit à \\'ornis, oii il tint une assemblée générale (.l«rt. Fuld. 807, p. 47)- tl n'y a rien d'extraordinaire à ce que Rimbkrt ait commis une confusion, et placé à Wonns l'entrevue qui avait eu en réalité Coblenz pour théâtre. C'est l'opinion de Dahlmann, l'éditeur de la Vita Anskarii, dans les Monnnienta GermaniH' (SS., t. Il, p. 707, n. l^ç)), et de Lappex- BERG, Lebensheschreihiing des Erzbischofs Ansfjar (Zeifschrift fur Geschichlsivisse/iitchaft, de Schmiot, t. V, j). bl\i, note); nous nous y sommes rallié, car nous la trouvons la plus vraisemblable. Beaucoup d'autres ont été émises. Ainsi Koppmaxn, Die leltesten Urkunden des Erzbisthunis Ihimburg-Rremen, \>. 32, n. i, propose l'année 854 comme date du consentement de Gunther à l'union des deux diocèses. Deiuo, (leschichte des h'rs:bisthuius Ilamburg-Bi'einen, p. 74 du texte et pp. i^[\-^K^ des remarques, ainsi que Traugott Tamm, Die AnfœiKje des Ersbisf/iiinis Ilainhunj-Iiremen, pj). .'>8-r)(), se prononcent pour le congres tenu à Coblenz en 8(k) ; Lothaire avait alors besoin de Louis le Germanitiue, et pour obtenir son appui, il obligea Gunther ;\ céder. Dummi.er aussi rejette Worms, t. 1, p. 4i8, n. 3 ; d'après lui, c'est à Mayence en 8G2 que la question a été tranchée, t. II, p. 33 et n. 3. Quelques historiens cependant ont accepté tel ([uel le témoignage de Rimuert el admis <pie l'union de Brème et de Hambourg avait été approuvée i\ ^\'orms i>ar Gunther, en présence des rois d'.Mlemagne et de Lorraine. Seulement, tandis que .Mabu.i.o.n, Ann. O. S. /}., t. III, pp. r)2-r)3, et Gkrœrer, t. 1, pp. 204 et suiv., adoptent pour ce congrès l'année 8.')7, Leiu.mz, Ann. iiitp. occ, t. I, p. r>78, lient pour 8r>8, el Ma.nsi, Sucroriint ronciliornin niiiHi et tiin/ilissiinii cidlertio, t. XV, coll. iag-i3i, i)t>ur 8t»3 ou 8(>4. Toules ces hyi)olhèses sont dél'eudahles, mais celle de Daulma.nn el de Lappe.nueku nous parait rxpli(iu(T, mieux ipie les autres, l'erreur commise par RiMutRT, ainsi (pie le inéconlenleinenl de Lothaii'e el sa bru>i[ue \ ullc-1'.ice.