‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 124 sur 764 · Ann. Fuld. 869, p · texte numérisé non relu

Ann. Fuld. 869, p

I2(.) LE KKCiNE DE LOTIIAIUE II (85ô-8(t<j).

•désignés pour triivailler au rétablissement de la paix ; ils étaient mieux préparés et plus autorisés (pie des laïcs à conduire les négociations,

Oupl(|ues-uus de ceux cpii étaient sujets de Charles le Chauve ou de Lotliaire se réunirent avec le consentement, ou plutôt sur l'ordre des <leux souverains, pour aviser au moyen de ramener la concorde entre les princes carolingiens. Le concile s'ouvrit le 28 mai, dans une des plus importantes villes du royaume de Lotliaire, Metz, l'ancienne capitale de l'Auslrasie mérovingienne '. Nous ne connaissons pas les noms de tous les prélats qui fréquentèrent le concile, mais seulement ceux ■des archevêques et évèques qui furent envoyés à Louis le Germanique : Gunther, archevêque de Cologne, et Advence, évêque de Metz, étaient au nombre de ces derniers^.

1. Nous avons vu précédemment que plusieurs auteurs modernes avaient fait à tort de cette ville la capitale de Lotliaire II. Sur le synode, voir 6' 6'., t. II, pp. 44 1 ^t suiv.

2. Nous ])arlerons })lus loin de Gunther. Disons (juelques mots d'Advence. DrO()on était mort le 8 décembre 855 (voir ci-dessus, p. 8y, n. 5). Le siège de Metz demeura, semble-t-il, vacant plus de deux années, sans que nous sachions pour quel motif. DCm-mler, t. II, ]). II, a supposé ipi'avant la désignation d'Advence s'était produite la candidature d'un abbé Lambert, connue seulement par une lettre d'Hincmar à ce personnage (Flodo.\rd, y/, if.jï., liv. III, ch. 24, t. II, p. 321) : c'est une erreur. Du.mmler n'a pas remarqué (jue la correspondance de l'archevêque de Reims était rangée dans l'ordre chronologique, ou à peu près. Or, la lettre adressée à Lambert vient après une lettre à Adalgaire, évèque nommé (d'Autun), qui fut élu en 875, et dans laquelle il est question d'.Vgilmar, évèque de Glerinoiit, qui monta en 876 sur le siège de cette ville; après la lettre de Lambert, il n'y a plus dans ce chapitre que celles dont Hugues l'Abbé est le destinataire, et dont aucune n'est antérieure à 87g. Advence mourut très probablement en 876 ; c'est à ce moment que doit se placer la candidature de Lambert à l'évèché de Metz, et non vingt ans plus tôt : Lambert n'a pas été le compétiteur d'Advence, mais celui de Wala. EnQn, après deux ans et phis d'attente, le siège de Metz fut pourvu d'un évèque en la personne d'Advence, Messin de famille libre (Gesta episcopor-um Mettensiam, SS., t. X, p. 54i); l'archevêque Drogon l'avait élevé (Karoli epistola ad Xicolaiiin pnpatn pro Aduentio, Mansi, t. XV, col. 371) ; -Vdvence nous dit lui-même (Adve.ntii Libellas apologeticus, Baromus, t. XIV, p. 5G7, col. i) qu'il était au service de l'église Saint-Etienne (la cathédrale de Metz), c'est-à-dire «[u'il appartenait au chapitre. Dans ce même Libellas, le prélat nous apprend qu'il fut demandé par le clergé, élu par le peuple; aucune mention de l'intervention royale. D'après Bo.NNELL, qui ne fait mourir Drogon qu'en 856, c'est en 867 — et le 5 septembre — qu'Advence aurait été consacré évèque de Metz (Z>«e Anfsenge des karulinyischen Hanses, Excuis IX, pp. 188 et lyi). Il y a là une triple erreur portant sur l'année, le mois et le jour, la première causée parce que Bon.nell adopte arbitrairement l'année 874 pour la mort d*.\dvence, les deux autres provenant de ce qu'il place au 3o septembre, jour donné par les Gesta, le décès du prélat. L'éjiiscopat d'Advence ayant, d'après les Gesta, duré 17 ans et 25 (24) jours, Bo.n.neli. se trouvait forcément amené pour la consécration d'Advence aux dates que nous venons d'indiquer. Si Bo.nnell s'est prononcé j)our le 5, et non pour le 6 septembre, c'est qu'en 857 le 5 de ce mois tombait un dimanche. Or .\dvence a été consacré le 7 août {Xecrologiam Metteuse, F. D. G., t. XI U, p. ûyy, et Martyrologiuin ex codice Bernensi , AA. SS., ocl., t. XIII, inlrod., p. xx); celte indication concorde avec celle du Gat. episc. Mett. 11»^ (SS., t. XII 1, p. 3o5) pour le jour de la mort, fixé par ce dernier document au 3i août. Pour ce qui est de l'amiée, tandis que les Gesta abbatain Trudonensium, conl''» i\U, pars I», lib. II, c. i4 {SS., t. X, p. 374), indiquent 807, les Ann. S. Vincentii Mettensis {SS., t. III, p. i56) donnent 858. Nous ci"oyons devoir préférer celte dernière année, attendu (pi'en 858 le 7 août était un tlinuuuhe, et (pi'Advcnce étant mort en 875 — nous le démontrerons plus lard, — son épiscopat a du couuuenceren8.j8. Une ciiarte d'.Vdvence |)our l'abbaye de Gorze, datée île 858, quatrième année du

règne de Lotliaire, nous confirme (ju'à ce nio nt .Advence occupait déjà le siège de Metz.

Drogon avait re<;u le palliuin et porté le titre d'archevêque; Sergius 11 l'avait uouuiié son vicaire en Gaule et en Germanie ; de plus, Drogon avait dirigé les abbayes de Gorze, tie Saiiil-Troiid et de Luxeiiil. .Vdvence fut un simjde évêque, dépendant du niétivpolitaiu de

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