‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 130 sur 764 · Ann. Bert. 859, p. 52 ; Ann. Fuld. 859, p · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 859, p. 52 ; Ann. Fuld. 859, p

. l\. Synodus Aquensis I, iJhellus septein capiluloruw, ch. 2; cf. Syn. Aq.-ll, ch. 16 (CC, t. II, pp. 4r4 et 467). , - - .

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toutefois, il ne peut s'eHre accompli qu'en 85(). C'est en Italie, h ce qu'il semble, nous ne savons (railleurs pas dans quelle ville, que se passa l'entrevue des deux fils aînés de Lothaire 1"'.

Ce n'était pas le conflit de ses oncles qui déterminait le démarche du jeune Lothaire. Si, après avoir l'année précédente fait la paix avec le roi de Provence, il se rapprochait maintenant de Louis II, c'était pour obtenir l'appui de ce prince dans la lutte qu'il soutenait contre sa femme et son beau-frère. Jusqu'alors ses efforts n'avaient été couronnés d'aucun succès, et l'année 858 avait été marquée pour lui par un double échec : il n'avait pu réduire Hubert^, et ses grands l'avaient obligé à reprendre Theutbergeî. D'autres expéditions dirigées contre son beau-frère, soit par lui, soit par ses lieutenants, avaient aussi peu réussi que la première. Lothaire prit alors un grand parti : c'était Hubert qui était le véritable maître du pays compris entre les Alpes et le Jura, dont il avait reçu en 855 le gouvernement. Lothaire abandonna cette région à Louis II. N'en étant plus que le souverain nominal, il ne perdait rien k la céder. Il en résultait d'autre part pour lui un grand avantage : il se conciliait ainsi les bonnes grâces de l'empereur, qui par lui-même et par son influence sur le pape pouvait puissamment aider Lothaire à exécuter ce projet de divorce, qui était devenu la grande affaire de sa vie4.

La contrée que gagnait Louis II comprenait les cités et évèchés de Sion, de Lausanne et de Genève, avec les abbayes et comtés qui s'y trouvaient situés, moins l'hospice du Saint-Bernard et le comitatus Pipincensis. On a beaucoup discuté sur l'origine de ce dernier vocable, mais que le comitatus Pipincencis ait tiré son nom de Bipp, de Bûmplitz ou de Yuippens, il était formé d'un territoire qui longeait la rive gauche de l'Aar, et dépendait du diocèse de Lausanne et du pagus Waldensis. Lothaire avait voulu se réserver un chemin direct pour aller de ses Etats en Italie>.

1. Nous n'avons pas un seul diplôme de Lotliaire II du second semestre de 809, et de Louis II il ne nous en est point parvenu de cette année.

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