Ibid., ch. 5, p
y. Ibid., ch. 6 et 7, p. i58.
^l^O LE HÈGNE DE LOTII.VIRE 11 CS5-'>-«(l(j).
\in aulie seraient extradés'. Le souverain (jiii violerait les clauses du traité devait être traduit devant l'assemblée générale et subir un'chAtiment pour que personne ne fût tenté de suivre son exemple*.
On le voit, Louis manifestait pour l'avenir les intentions les meilleures, les pins pacifiques, mais il n'exprimait, du moins d'une façon explicite, ^lucun regret du passé. Il ne reconnaissait pas, comme l'avaient voulu les évêques du concile de Metz, qu'il avait péché en essayant, contrairement h ses serments, de dépouiller son frère. Sur ce point, il avait donc obtenu gain de cause, et son orgueil n'avait pas eu à souffrir d'un aveu ■<(uelque peu humiliant. Mais ce succès n'était pas le seul qu'il eût obtenu 3.
Après que Charles eut répété la même adnuntiatio (|ue son frère, <i"abord en langue romane, puis, partiellement, en tudesque <, Louis, «'adressant à lui en roman, l'invita à déclarer ses intentions au sujet (les grands rebelles qui s'étaient réfugiés en Germanie >. Charles, se servant de la même langue, répondit à haute voix qu'il pardonnait aux hommes qui l'avaient abandonné, leur restituait les alleux dont ils avaient hérité et ceux ((u'ils avaient acquis ou que son père leur avait donnés, à condition qu'ils vécussent en paix et que Louis restituât aux fidèles de •Charles (jui n'avaient pas abandonné leur maître les alleux que ceux-ci possédaient en Germanie. Pour ce qui était des alleux ou des bénéfices ({ue lui, Charles, avait concédés, il les rendrait, après en avoir délibéré avec son frère, à ceux qui reviendraient à lui^. Ici encore, Louis le Germanique avait gain de cause ; on se rappelle que cette question avait empêché la conférence d'Andernach d'aboutir à un accord, Charles ne voulant pas alors laisser les seigneurs rebelles rentrer en possession de leurs biens. Il avait fini par céder.
Lothaire, qui prit ensuite la parole en allemand, déclara qu'il approuvait les articles que l'on venait d'entendre, et promit de les observer 7. Un discours de Charles, où ce prince exhortait à la concorde et exprimait l'espoir que Dieu garderait les assistants sains et saufs, termina la cérémonie*.
La paix était donc définitivement rétablie entre les princes carolin- ■giens, paix tout à l'avantage de Louis le Germanique, puisque ce prince
1. Corw. ap, QonJ]., Adii. doiniii Hlud., cli. ô, p. 157. Pour la comparaison outre ces chapitres et ceux des conventions antérieures, voir les notes de Kiiausk.