Sur Boson, voir p. 83, n
3. Lettres de Nicolas I" du 3o (?) octobre 803, J. E. 2748-2751.
4. DiJMiïiLER, t. II, p. 17, n. I, ne se prononce pas. Kruger, Der Ursprang des Hauses Lothringen-Habsburg, p. 8, estime qu'Engeltrude était fllle de INIatfrid II, fils du comte d'Orléans, mort en 836. Ce dernier, d'après Kruger, n'aurait pu être père d'un enfant né probablement vers 83o.
5. HiNCMAR, De div. Hloth., quœstis V», Migne, t. CXXV, col. 754. Krl'ger, op. laud., p. 7, explique cette parenté en faisant épouser à Hugues, comte de Tours, beau-père de Lothaire I"'', Ava, sœur de Matfrid I<"".
6. Voir différentes lettres du pape Jean VIII, J. E. 3167, 3i68 et 32ii.
7. RÉGiNON, Chronicon 866, p. 84; lettres de Nicolas I^r du 3o (?) octobre 863, J. E. 2748-2751.
8. La lettre du pape Benoît III, J. E. 2673, parle de la Gaule, mais des témoignages postérieurs la montrent réfugiée en Lorraine {Ann. Berf. 865, p. 78 ; lettres de Nicolas \^^, J. E. 2685, 2886; Hi.\CMAR, De div. Hloth., quseslio V», Migne, t. CXXV, col. 754 ; Conuentus apud Saponarias 862, ch. IV, C6\, t. II, p. 160), et dans le diocèse de Co-
,logne (Hincmar, Responsio ad interrogationeni Guntharii, Migne, t. CXXVI, col. i5i ; Lothaire, lettre à Nicolas I", de 864-865, B. M. 1269).
l66 LE RÈGNE DE LOTHAIUE II (855-86fj).
Cette lettre n'amena aucun résultat. Aussi le pape Nicolas 1*% successeur (le Benoît III, déciila-t-il la réunion d'un concile pour juger l'afFaire. Tatlon, archevêque de Milan, en eut la présidence. Eurjeltrude, quoique convoquée, ne comparut pas, et fut condamnée par le concile ', dont Nicolas confirma la sentence ^. Ce concile de Milan, dont la date ne nous est pas donnée, doit se placer ou en 85(j, ou au plus tard dans les premiers mois de 8Go. Pour arriver à préciser l'année et le mois, il faudrait savoir quand Boson a pour la première fois franchi les Alpes pour venir réclamer sa femme ; car Boson n'a dû s'adresser aux conciles francs qu'après avoir vainement attendu les effets du concile de Milan. Boson était présent au congrès de Coblenz de juin 8Go ; le concile de Milan est donc antérieur, et de plusieurs mois, à ce congrès'. Mais déjà au concile tenu à Savonnières en SSq, l'attention des évéques avait été appelée sur cette affaire. Hincmar, qui rapporte le fait, ne nous dit pas si Boson lui-même avait présenté sa plainte ■*. Toutefois, la chose ne nous paraît pas probable, et il n'était pas nécessaire que Boson fût Ik pour que le concile s'occupât d'Engeltrude. Le concile de Savonnières ne prit d'ailleurs aucune décision. Le deuxième concile d'Aix s'empara de la question, soit qu'elle n'eût pas encore été résolue par le concile de Milan, soit que l'on estimât en Lorraine un nouvel examen nécessaire. Boson et sans doute aussi Engeltrude, alors réfugiée dans le diocèse de Gunther, furent invités à comparaître. Boson ne vint pas, et les évêques déclarèrent qu'ils ne pouvaient livrer à la mort une femme qui s'était mise sous leur protection et dont ils n'avaient pas instruit la cause 5. S'ils avaient pris ce parti, c'était pour plaire à Lothaire ; en donnant asile à Engeltrude, ce prince n'obligeait pas seulement une cousine, il était désagréable a un des fi'ères de la femme qu'il détestait. Engeltrude continua donc de vivre en Lorraine. Son mari se décida enfin à venir en Gaule ; il assistait à l'entrevue de Coblenz, où peut-être il était venu avec le margrave Evrard comme représentant de l'empereur *. Boson demanda à Lothaire de lui rendre sa
1. Voir lettres de Nicolas !<"■ du 3o (?) octobre 863 et du 3i octobre 8O7, J. E. 27/18- 27.^.1 et 2886.
2. J. E. 2748-2751 et 288O. Il semble bien, à lire ces lettres de Nicolas l"', que la sentence du concile de Milan et la conllrination <[u'en avait prononcée le pape, aient été notifiées à Gunther et à Theutyaud.
3. C'est l'observation très juste ipie fait Sur.vlek, op. Ittud., p. 189, n. i ; il place en 8.')9 le concile de Milan. DOmmi.er n'indii[ue pas l'année où, d'après lui, ce concile a dû avoir lieu, mais il est vraisemblable (ju'il le croit de 860, attendu qu'il ne l'ait commencer qu'en cette année l'épiscopat de Tadon (t. II, ]). 17, n. l\).
A. Hincmar, De dio. Illolh., interr. XXII', Mione, t. CXXV, col. 739. Sdralek, p. 189, croit que Boson vint lui-même à Savonnières, et c'est pour ce molil qu'il reporte à 8.')9 le concile de Milan. Peut-être le synode tenu i\ Savonnières a-t-il simplement rei^u des lettres du ]»a|)e annoni-ant la décision prise à Milan contre En9ellnule et approuvée par lui. C'est peul-élre A ces lettres (|ue l'ail allusion -Nicolas dans un écrit iioslérieur, placé en 8f)0 et adressé à Hincmar et à l't'|)iscopat fraïu^ais, .1. E. 2ti8/|.
5. Si/n. Aq. Il, cil. ? dans Hi.ncmau, Ik' dir. Illolli., interr. XX11\ .Mui.>K. t. C.\.\V, col. 7/13.