Ann. Bert. 860, p
CIÏAPni\E V
L'akkaiiif. ih' nivoucr. (siii/e). — Le De (/irorf/o /I/o/liiinï iVIIincmar. — Lo-
TIIAinK II SK UnOUlLLU AVEC ChAHLES UE CllAUVE ET SAIXIE AVEC LoUlS LE GER- MANIQUE (80i)). — Fuite de Tiieutheuge en Fkance (SOo). — Troisième concile
n'AlX-LA-CHAI>ELLE (8O2). LOTIIAIUE KPOUSK WaI.DRADE (8O2). HUMILIA- TION DE LoTHAIHE au congrès DE SaVQNNIÈRKS (8O2).
Nous avons vu qu'IIiacmar avait refusé de venir au deuxième concile d'Aix-la-Chapelle. Mais, si l'on n'avait pas réussi à l'y attirer, on s'était dédommagé de cet échec en travestissant les intentions et les sentiments de l'archevêque. Bien loin de lire au concile, comme il le désirait, la lettre qu'il avait écrite k Advence, on fit croire qu'il approuvait la conduite des évèques dans l'afîaire du divorce, et l'on représenta ^Vénilon et Hildegaire comme ses mandataires'. Ces procédés déloyaux, qui attribuaient à Hincmar une attitude fort différente de celle qu'il avait adoptée, ne pouvaient (jue lui causer un mécontentement très légitime, et lui donnaient le droit de protester. Une autre occasion d'intervenir lui fut fournie par un groupe de prélats et de laïcs, qui le prièrent de leur faire connaître ses vrais sentiments sur l'affaire deTheutberge-. D'après une lettre écrite beaucoup plus tard, alors que Lothaire II avait cessé de vivre, et adressée à Hildegaire, cet évêque de Meaux, qui avait assisté au concile d'Aix-la-Chapelle, ces évêques et ces laïcs auraient été des sujets de Lothaire lui-même'. Mais lesquels? Ils disent eux-mêmes, dans le questionnaire (ju'ils avaient adressé k l'archevêque de Reims, qu'ils avaient assisté au concile de Savonnières*. Sur les trois archevêques et les sept évêques loi'rains présents