Voir ci-dessus, p. iGi
2. Hincmar, De div. Hlot., prîcfatio, Migne, t. CXXV, col. 627.
3. Hincmar, Epistold ad Hildegarinm, Micjne, t. (".XXVI, col. ifii. (Test Sdralek, op. laiid., pp. 8-y, qui a le premier fait alleulion à ce passaye, jus(]u'alors resté inaper(^u, de la lettre d'Hinciiiar à Hildeyaire.
4. Hincmar, De dit). Illoth., interr. XXII^, Mione, t. CXXV, col. 739. Si Sdralfk a relevé le premier, dans la lettre d'Hincmar à lliideyaire, l'indication relative à la nationalité de ses inlerroyateurs, par contre, le passaije, où ceux-ci disent avoir assisté au concile de Savonnières, paraît lui avoir échappé. 11 pense, op. laud., p. 9, cpie c'est d'Aix-la- C.iiapelle, pendant ou un peu après le deuxième concile, ijue le questionnaire en huit chapitres l'ut secrètement adressé à rarchevè(|ue de Reims, et il est forcément amené, en vertu de cette iivpollièse, à chercher les correspondants d'Hincmar jtarmi les <iuatre prélats lorrains (pii assistaient an deuxième concile d'Aix : ce seraient donc Guniher, Theutqaud, Hatlon et Francon (pii auraient consulté Hincmar et provocpié la publication du De divorlio llUilUarii ! Sduai.kk a bien senti lui-même le peu de vraisemblance, ilisous mieux, l'absurdilé- de son hypothèse. .Vprès avoir reconnu «pie c<-s quatre évêques s'étaient i-ompromis en coo|)(Tanl i\ l'alVaire du divorce, il avance (pi'au début tons les prélats n'étaient j)as assez dépourvus de conscience pour sui\re aveiujlément leur roi, cl qu'il a
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à cette dernière assemblée, cinq doivent être tout d'abord mis hors de cause, Gunther, Theutgaud, Francon, Advence et Hatton ; ce ne sont pas eux, bien certainement, qui ont éprouvé le besoin de recourir aux lumières d'Hincmar. On pourrait plutôt penser à Arduic, archevêque de Besançon, à l'évêque de Toul Arnoul, que les Gesta episcoporiim Tullenshim représentent comme hostile au divorce de Lothaire II et de Theutberge, à Hunger d'Utrecht, à Fredebert de Bâle et à Ratold de Strasbourg*. On comprend d'ailleurs que dans son mémoire l'archevêque de Reims n'ait indiqué ni les noms, ni même la nationalité de ses interrogateurs : c'eût été les exposer à des désagréments de la part de leur souverain.
Ils écrivirent à Hincmar entre le premier et le deuxième concile d'Aix, mais peu de temps avant ce dernier, attendu qu'ils connaissaient le voyage d'Advence à Reims, l'annonce de la venue de Wénilon et d'Hildegaire, ainsi que les faux bruits mis en circulation sur l'attitude prise et les opinions exprimées par l'archevêque de Reims^. Ils avaient réparti en huit chapitres les demandes qu'ils posaient à ce dernier'. Six mois plus tard, Hincmar recevait des mêmes personnages sept questions nouvelles^ : les premières devant être placées au début de février, les secondes seraient du mois d'août.
Hincmar avait probablement terminé sa réponse au questionnaire en huit chapitres, quand le suivant lui parvint, mais nous ne pensons pas que cette réponse fût déjà publiéeJ. Les deux réponses parurent en même temps et constituèrent le travail intitulé De divortio Hlotharii régis et Tetbergse rerjinee. Nous avons vu que les dernières questions avaient dû
fallu à Lothaire et à Gunther exercer un véritable système de terreur sur les membres de l'épiscopat pour obtenir leur consentement (o/j. laud., pp. 9-10). Il peut y avoir du vrai dans cette dernière observation, mais elle ne s'applique ni à Gunther, ni à Theutryaud, ni à Hatton, ni même à Francon. D'ailleurs Sdralek ne démontre pas le moins du monde que les interroffateurs d'Hincmar aient rédigé leur mémoire à Aix-la-Chapelle, ni qu'ils aient assisté à l'assemblée tenue en février dans cette ville. Schrœrs, op. laud., p. 188, n. i, estime qu'il ne sert à rien de savoir que les évêques, qui demandaient l'avis d'Hincmar, avaient pris part au concile de Savonnières ; tout l'épiscopat en effet se trouvait là. Cette dernière assertion est inexacte.
1. Parmi les prélats qui s'adressèrent à l'archevêque de Reims il y avait sans doute ceux qui, au troisième concile d'Aix, s'opposèrent à l'annulation du mariage de Lothaire. Mais nous ne connaissons pas les noms de ces deux protestataires.
2. De div. Hloth., interr. I» et HI», Migne, t. GXXV, coll. 629-680 et 645. Il est à remarquer que les clercs et les laies qui consultent Hincmar ne parlent pas eux-mêmes du deuxième concile d'Aix-la-Chapelle ; ce ne sont pas eux qui lui ont adressé les actes de ce concile, ou du moins ils n'étaient pas joints à leur mémoire. Celui-ci aurait donc été rédigé dans la première quinzaine de février. C'est l'opinion qu'a émise Schrœrs, op. laud., p. 188, n. 2.