‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 156 sur 764 · De diu. Hloth., interr. XXIIS Migne, t. CXXV, col · texte numérisé non relu

De diu. Hloth., interr. XXIIS Migne, t. CXXV, col

4. De diu. Hloth., Quœstiones septem, Migne, t. CXXV, coll. 745-746.

5. La réponse au questionnaire en huit chapitres a du être écrite avant le congrès tenu à Coblenz au début de juin 860, attendu qu'Hincmar n'y parle pas de la démarche que fit Boson à ce moment pour reprendre possession de sa femme. C'est seulement dans le questionnaire en sept chapitres (Quœstio V», col. 704) qu'il est question de la tentative infructueuse du mari d'Engeltrude. Sdralek, p. 6, et Schrœrs, p. 189, n. l\, admettent que la première partie du mémoire a été écrite avant la pai.x de Coblenz.

17*^ LK RÈGNE DE LOTHAIUE II (Sr.o-SOr)).

être adressées h Hiiicmar dans le courant d'août ; il a fallu ii l'archevêque le temps de rédiger sa réponse. D'autre part, il renvoie à ce traité dans un mémoire relatif à l'aflaire d'Enjjeltrudc qu'il adressa à un concile qui ne peut être que celui tenu à Tusoy en octobre-novembre 8()o'. C'est en 807 ou au début de 858, nous l'avons vu, qu'Engeltrude quitta son mari ; or, Ilincmar dans ce mémoire dit que cet événement remonte h trois ans ; il écrit donc en 8()o ou 8G1. Nous savons, d'autre part, que (junther assistait au concile en même tcnq)s qu'Hincmar; et, postérieurement à la paix de Coblenz, le concile de Tuscy est le seul où les deux prélats se soient rencontrés. En outre, Boson, le mari d'Engeltrude, se trouvait dans la localité où le concile tenait ses séances ; cela ressort du travail d'IIincmar- ; et dans l'espèce de réquisitoire qu'il formula contre Lothaire au congrès de Savonnières, Clharles le Chauve nous apprend qu'à Tusey Boson se présenta à lui, muni de lettres que lui avait remises le pape Nicolas l*""'. Il n'y a donc pas à en douter, c'est pour le concile de Tusey qu'Hincmar a rédigé un traité sur l'affaire d'Engeltrude4. Le De divortio Hlof/ifirii qu'il cite avait paru un peu auparavant, soit en septembre, soit au début d'octobre 8G0. Sachant qu'un concile général allait s'ouvrir à Tusey le 22 octobre, Hincmar s'était peut-être arrangé pour que des exemplaires de son travail fussent adressés, non seulement aux prélats qui l'avaient interrogé, mais en outre, à tous les métropolitains et à ceux des évèques qu'il supposait devoir venir au concile >'.

En publiant son mémoire, l'archevêque de Reims obéissait-il a des sentiments d'animosité soit contre Lothaire, soit contre tel ou tel des prélats lorrains, Gunther par exemple ? En 8(jo on ne voit pas qu'il eut aucun motif personnel d'en vouloir au jeune roi. Ses relations avec l'empereur Lothaire avaient subi bien des vicissitudes, mais elles paraissent avoir été bonnes dans les derniers temps du règne de ce prince, et rien dans la conduite de son second fils n'était de nature à les altérer. D'ailleurs, la mission d'Advence auprès d'Hincmar est la meilleure preuve que jusqu'à ce moment l'archevêque de Reims avait conservé de bons rapports avec Lothaire II et les prélats de son royaume. Hincmar regrettait que le traité de Vei'dun eût placé dans les Etats de Lothaire la portion orientale

1. HiNCMAH, Responsio ad interroijalionein Gunthiirii archiepiscopi, I\Iigne, t. CXXVI, coll. i54-ifii. C'est col. 161 ([u'oii trouve le renvoi au De dir. Illolh., i\in, s'il n'est pas noininc, est désigné en termes sut'lisainnieiit clairs pour que l'on ne puisse s'y méprendre.

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