Interr. XIII» et XXI», coll. 708 et
11. Quaest. VI», coll. 756 et suiv. Sdr.vlek, pp. 176 et suiv., fait dire à Hincmar que les évêques ont le droit de déposer les rois. Nulle part rarchevê([ue n'exprime celte opinion, comme le fait justement observer Schrœrs, p. 208, n. 76.
12. Interr. XIII» et XIV», coll. 707 et 714-716. D'après Sdr.vlek, pp. i83-i84, les interrogateurs d'Hincnar supposaient que Lothaire avait fait à Waldrade le serment de l'épouser, tandis qu'Hincmar a l'air de croire que ce sont ses correspondants eux-mêmes qui se sont engagés vis-à-vis du jeune roi à l'aider dans l'affaire du divorce. Il ne nous semble pas (ju'Hincmar ait ainsi entendu la question qui lui était posée ; il s'exprime d'une façon générale jur les serments téméraires.
itG le rkgnk 1)1. i.oiiiAïui': ii (8r.r>-K('K|).
iidiiu't (jii'ii l'aide <lt> coiialiis maléfices une fcimiu' peul l'aire naître entre deux époux une haine irréconciliable, ou un amour irrésistible, provoquer ou l'aire cesser rini[)uissance chez l'homme'. C'est Waldrade (jue Ton soupçonnait d'avoir eu recours k de send)Ial)les sortilèyes pour brouiller Lothaire et Theutberjje.
il est eu outre, ;i deux rei)rises, ([uestion d'Enijeltrude dans le mémoire dlliiicmar. L'archevêque répond k ses interlocuteurs qu'il faut remettre Knijellrude entre les mains de son mari, sans tenir compte de la menace (pi'elle a faite de s'enfuir chez les Normands. Toutefois, on devra exiger de Boson la promesse qu'il ne tuera pas sa femme -.
Si toutes les criti({ues d'Hincmar ne sont pas fondées, si son apologie des épreuves judiciaires est puérile, il a raison, par contre, quand il signale les irrégularités nombreuses commises au cours du procès de Thcutberge. Aussi, malgré tous ses défauts, malgré sa prolixité, sou man(|ue d'ordre et de clarté, ce mémoire dut-il produire une profonde impression sur tous ceux qui en prirent connaissance. Lothaire et ses évèques, dont la conduite était présentée sous un jour si fâcheux, se sentirent sans aucun doute atteints jusqu'au vif par les critiques de l'archevêque de Reims. Leur perplexité, on peut le supposer, fut grande. Ne pas répondre k Hincmar, c'était reconnaître implicitement qu'il avait raison, et, d'autre part, comment réfuter certaines de ses objections, comment opposer a ([uelques-unes de ses assertions un démenti formel ? Il y avait autant de danger k parler qu'k se taire. Finalement, on prit en Lorraine le dernier parti, et l'on feignit d'ignorer le mémoire d'Hincmar. Il non avait pas moins produit un elfet certain, obtenu un résultat ; car l'aifaire du divorce allait, en partie de ce chef, en partie par suite de la fuite de ïheutberge, subir un ralentissement et un temps d'arrêt. Une autre conséquence de l'attitude prise par l'archevêque de Reims fut naturellement d'attirer k ce dernier la haine de Lothaire, de Gunther et de leurs complices. Ils cherchèrent par tous les moyens en leur pouvoir à lui faire sentir les effets de leur ressentiment 5. En outre, les rapports entre Charles le Chauve et son neveu durent se tendre encore davantage, sans aboutir pourtant k une rupture formelle.
La réunion d'un concile avait été décidée, peut-être en juin k Coblenz, peut-être plus tard, par Charles le Chauve, Lothaire et Charles de Provence. Une petite localité du diocèse de Toul et du royaume de Lorraine, Tusey, sur la rive gauche de la Meuse, avait été choisie comme lieu de réunion. Le refroidissement survenu entre Lothaire et son oncle k propos de l'affaire du divorce n'empêcha pas le concile de se tenir+. Nous igno-