‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 163 sur 764 · liilerr. XV», cdU. 7i(') et siiiv · texte numérisé non relu

liilerr. XV», cdU. 7i(') et siiiv

::. Iiilcir. XXII» cl <|ii;i'sl. V», coll. -jlW cl suiv., 7.')A cl siiiv. Voir Sduai.kk, pp. i88 cl siiiv.

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l\. Voir les aclcs de ce concile tlans Ma.nsi, l. XV, coll. 557 «^^ s"'^'-

LE CONCILE DE TUSEY (8tto). I77

rons si Lothaire y vint', mais il semble que Charles le Chauve se soit rendu à Tusey ; du moins il parle dans le mémoire qu'il présenta en 862 à l'entrevue de Savonnières d'un voyage qu'il fit à Tusey postérieurement au congrès de Coblenz, et il n'est pas possible de placer ce voyage à un autre moment^.

De nombreux prélats français, lorrains 5 et provençaux-* assistaient au concile. Hincmar y siégeait avec Gunther et Theutgaud, qu'il venait de malmener si rudement dans son mémoire. Aucun éclat ne se produisit. Une question faillit pourtant mettre aux prises Gunther et Hincmar. Vers la fin de la session du concile, qui, commencé au plus tard le 22 octobre, n'était pas terminé le 7 novembre), on s'occupa de l'affaire d'Engeltrude. Nous avons vu précédemment que Boson, venu au congrès de Coblenz, n'avait pu obtenir de Lothaire que sa femme lui fût rendue^. Revenu en Italie, il pria le pape d'intervenir de nouveau en sa faveur. Nicolas I" écrivit alors des lettres à Charles le Chauve ainsi qu'à Hincmar et aux évêques français ; il invitait le roi de France à ne pas permettre qu'Engeltrude séjournât plus longtemps dans les États de Lothaire, et il ordonnait à l'archevêque de Reims et à ses collègues d'excommunier

1. Hefele, Conciliengeschichte, 2' édit., t. IV, p. 2i5, croit à la présence de Charles le Chauve et des deux rois de Lorraine et de Provence, mais, comme le fait remarquer DûMMLER, t. II, p. 18, n. 4, cela ne ressort en aucune façon des actes du concile. Pourtant le diplôme non daté de Lothaire II en faveur de l'église de Lyon (B. M. laSg, B. //. Fr., t. VIII, p. 4 10) donnerait à penser que ce prince est venu au concile de Tusey, où se trouvait aussi l'archevêque Rémi. Il s'agit de domaines de l'église de Lyon situés dans le royaume de Lothaire et usurpés par un certain Witger, qui prétendait avoir un diplôme de Lothaire !<"■ les lui accordant. Il ne le produisit pas et ne comparut à aucun des plaids auxquels il avait été convoqué. Lothaire prononça la restitution des domaines en litige à l'archevêque de Lyon. Ce jugement est postérieur au congrès de Coblenz, dont il est fait mention dans le diplôme, et comme il a dû être rendu en présence de Rémi par Lothaire et ses fidèles, c'est-à-dire par le tribunal du roi, comme, d'autre part, on ne connaît postérieurement au congrès de Coblenz et avant 863 qu'une circonstance où le roi et l'archevêque aient pu se trouver réunis, à savoir le concile de Tusey, comme enfin Rémi assistait à ce concile, on est amené à supposer que Lothaire y est venu. Mûhlbacher, Reff. Kar., n<» 1259, place ce diplôme à la fin de 860, mais sans dire où il a pu être rendu.

2. Conu. ap. Sapon., ch. 4, CC, t. II, p. 160. Dijmmler, t. II, p, 18, admet la présence de Charles le Chauve à Tusey. Un diplôme de Charles le Chauve pour l'église d'.'Vutun du i3 octobre, 7^ indiction et 20^ année du règne de ce prince (B. 1684) et daté de Tusey devrait-il être rejeté à 860, alors que les deux indications chronologiques se rapportent à 859'? Ou, si on le place en cette dernière année, ne conviendrait-il pas de supposer que la date de lieu ne coïncide pas avec celles de temps, et que la donation a été faite non en octobre, mais en juin, alors que le roi était à Tusey ? Bouquet et Bœhmer placent ce diplôme en 869 ; Charmasse, Cartulaire de l'église d'Autun, p. 24, se prononce pour 860.

3. Trois archevêques, Arduic, Theutgaud et Gunther; sept évêques, Advence, Hatton, Arnoul, Ratold, Francon, Hunger et Fredebert. Ce sont les mêmes qui assistaient au concile de Savonnières en 869.

4. Deux archevêques, Rémi de Lyon et Adon de Vienne ; quatre évêques, Teuramne de Tarentaise, Ebbon de Grenoble, Ratbert de Valence et Abbon de Mauriennc.

5. Le 22 octobre est indiqué par la lettre synodale aux ravisseurs de biens ecclésiastiques, et le 7 novembre est la date du diplôme, suspect d'ailleurs, rendu par le concile en faveur de Saint-Martin de Tours (Mansi, t. XV, coll. 563 et 564).

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