Voir ci-dessus, pp. 120 et i
4. B. M. 1277. On peut ajouter (pi'en cette même année on le trouve à IVIarlenhcim, où il accorde à l'abbaye de Moutiers-Granval dilîérents domaines (B. M. 127.')).
f). Anii. Rert. 8G7, p. 87.
6. Ann. Berl. 864, !>• 7i- Kn outre, révècpie de Strasbourq avait été nuMé à l'afTaire du divorce et avait dû assister au concile de Metz, comme l'indiiiue la lettre (pi'il écrivit au pape Nicolas pour jiistilier sa conduite (Baho.mcs, t. XV, p. 3, col. 2). Enfin, on le trouve à Vendresse le 3 août SGf), le jour où Theulbenje l'ut remise, par les soins du léqat Arsène, entre les mains de son époux (Ann. liert. 805, p. 77). Tout ceci prouve surabondamment (pie Katold n'avait pas cessé d'être le sujet de Lothaire.
7. Ann. licrl. 8(> > p. 108. La seule chose (pii pourrait faire croire A une occupation eflective de l'Alsace par Louis le Germani(pie, est le iiuiriaqe de son plus jeune fils, Charles, avec Richarde, ([ui était fille du (^omle alsacien l'>rcham|er. (l'est j\ tort que Sciuki-flin, Als. ilL, t. I, p. 788, disliM(|iie deux comtes Erchaii(|er, l'im du [>. Mortenouni sur la rive droite du llhin, l'aulre dans la Basse-Alsace, et fait de Richarde la fille du preuùer. DOmmi.kh, t. H, j). 3(i, n. 4, a raison de soutenir ipie le pi-re de la future impératrice était Alsacien et sujet de Lothaire II.
THEUTBERGE S ENFUIT EN FRANCE (Sfx)). iSl
à son frère, le roi de France l'aurait certainement respectée. Lothaire a dû promettre l'Alsace à son oncle, pour le cas où il réussirait à légitimer les enfants de Waldrade et à leur assurer sa succession ; l'Alsace constituait ainsi un dédommagement offert à Louis le Germanique pour le tort qu'il subissait en n'héritant pas de son neveu'.
Nous avons vu que Prudence raconte la fuite de Theutberge immédiatement après l'alliance de Lothaire et de Louis le Germanique^. Il est possible que Theutberge ait justement profité de l'absence de son mari pour s'évader de l'abbaye où on la tenait enfermée. Elle alla demander asile à Charles le Chauve, dans le royaume duquel elle retrouva son frère Hubert. Une fois rendue à la liberté, Theutberge s'empressa probablement d'adresser au pape une nouvelle protestation contre les violences et les injustices dont elle avait été la victime 5. Nous disons nouvelle, parce qu'il semble qu'un peu avant le premier concile d'Aix, la reine ait fait secrètement parvenir à Nicolas I" une lettre où elle déclarait que, cédant à des menaces, elle allait s'avouer coupable d'un crime qu'elle n'c^vait pas commis +. Nous ne savons pas quel effet avait produit cette lettre. La deuxième rélamation de Theutberge au Saint-Siège se place naturellement à l'époque où elle recouvra sa liberté. Hubert joignit sans doute sa protestation à celle de sa sœur, et Charles le Chauve les appuya l'une et l'autre auprès du Souverain Pontife 5.
Le mémoire d'Hincmar, la fuite de Theutberge, la protection accordée à Hubert et à sa sœur par le roi de France, les plaintes adressées à Nicolas par ses victimes, tout cela constituait un ensemble de faits désastreux pour les projets de Lothaire. L'alliance du roi de Germanie n'était pas une compensation suffisante à ces échecs successifs. L'idée de recou-
1. Gfrœrer, t. I, p. 352, commence par admettre la cession de l'Alsace, puis plus loin, p. 627, il ne croit plus qu'à une sorte de suzeraineté de Louis sur la province, se fondant sur la donation qu'en fit en 8G7 Lothaire à son bâtard. La plupart des historiens, Laguille, Histoire d'Alsace, p. 121, col. i ; Grandidier, Histoire de l'église de Strasbourg, t. II, p. 180 ; NooRDEN, Hincmar, p. 160 et n. 2 ; Waitz, L>. VG., t, V, p. 16,' n. 2 ; MiJHLBACHER, Reg. Kar., p. 480, et Dummler, t. II, p. 19 et n. 3, croient qu'il s'agit d'une cession conditionnelle, d'une promesse faite par Lothaire de léguer à son oncle l'Alsace, mais que le jeune roi demeura maître du pays. Noorden fait encore une autre hypothèse : d'après lui, Prudence aurait simplement relaté comme un fait réel ce qui n'était qu'un bruit vague.
2. Ann. Bert. 860, p. 54; Ann. Xant. 8G1, SS., t. II, p. 280; E/jistola episcoporam regni Lotharii, qui Aquisgranensi synodo adfuerant, ad NicoUmm papam (IMansi, t. XV, col. 55o); Adventii Libellas upologeticus (Baronius, t. XIV, p. 566, col. 2).
3. Voir la lettre de Nicolas aux évèques du concile de Metz, du 23 novembre 862, et le « commonilorium » adressé aux légats chargés de présider ce même concile (J. E. 2702 et 2726, MiG.xE, t. CXIX, coll. 801 et 1180)!