Voir ci-dessus, p. i53, n. i
5. Nicolas, dans sa lettre à Charles le Cliauve du 25 janvier 8O7, lui rappelle avec quel zèle il a défendu, même du vivant d'Hubert, la cause de Theutberge et combien souvent il a invité le pape à la prendre en main : « Adeo ut in vita fratris ejus causam ipsius sedi apostolicte reluleritis el cam largitate munificenciœ vestrœ non pauco tempore siislentaveritis, nosque fréquenter auxilium illius exhortari stiidueritis. » (J. E. 2872, Migxe, t. CXIX, col. 1143). Et les évèques du deuxième concile d'Aix-la-Chapelle parlent dans leur lettre à Nicolas des ambassadeurs qu'ont envoyés au pape les ennemis de leur maître (Ma.xsi, t. XV, col. 54fjj. . '
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rir au pape dut se représeuter alors à l'espiit de Lothaire et de ses conseillers. Une première lois, Adveuce avait reçu la mission d'aller consulter Nicolas, mais il ne paraît pas l'avoir accomplie'. Maintenant que le pape avait connaissance de l'atlaire par les lettres de Theutberçje, peut-<!tre aussi par le mémoire d'Hincmar, l'hésitation n'était plus permise : il fallait que Lothaire cherchât h détruire dans l'esprit du Souverain Pontife la lâcheuse impression qu'avait dû produire la lecture des écrits de Theutberge et d'Hincmar.
Le jeune roi et ses évêques, ceux au moins qui avaient pris part au deuxième concile d'Aix-la-Chapelle, résolurent donc d'envover à Nicolas une ambassade qui présentât à ce dernier sous le jour le plus favorable les diirérentes phases du procès de Theutberqe. L'ambassade était en partie double : Liutfrid, oncle maternel de Lothaire, et Walter, un de ses fidèles, tous deux favorables au divorce de leur maître, étaient les représentants du roi-, tandis que Theutqaud et Hatton étaient députés par les prélats du deuxième concile d'Aix5. On remarquera que Gunther ne ficjure pas parmi les envoyés ; on le jugeait sans doute trop compromis par les attaques d'Hincmar. Theutgaud, qui s'était tenu au second plan, homme simple d'ailleurs et de bonne foi, était plus propre, pensait-on, que l'archevêque de Cologne, k endormir les défiances et les soupçons du pape. Hatton, qu'on lui avait adjoint, jouissait de la faveur et de la confiance de Lothaire ; il devait probablement diriger Theutgaud, et l'empêcher de commettre des maladresses.
Cette ambassade est postérieure à la publication du De divoriio Hlotharii, à la fuite et à la deuxième protestation de Theutberge ; ce sont ces faits qui déterminent Lothaire k la faire partir'. Nous croyons de plus que Theutgaud et ses collègues ne se sont mis en route qu'après le con-