‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 168 sur 764 · Voir ci-dessus, p. lOi · texte numérisé non relu

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2. LoTHARu Epistola ad .Xicolaiim (B. IM. i258, Baromus, t. XV, p. 124, col. 2); cette ambassade de Liutfrid est rappelée dans la lettre écrite au pape en 8O2 par Lothaire II et Louis le Gerniani([ue (B. M. 12G2, Baro.mus, t. XIV, p. 53 1, col. 2). Nous savons par B. M. 1258, par les Ann. lient. 862 p. Go, par le niéuioire d'Adveiice (Baronius, t. XIV, p. 566, col. 2), que Liutfrid était l'oncle maternel (iiininctiluii) de Lotliaire II, par conséquent frère de sa mère Ermenijarde. Il litjure connue intercesseur dans un diplôme de Lothaire II pour ISIoutiers-Granval, du 2.') août 84<j (B. M. iio3). Nous l'avon* trouvé parmi les grands qui assistaient au con(jrès de Coblenz. Il était, ainsi (pie Walter d'ailleurs, favorable au projet de divorce de Lothaire et au mariage de ce prince avec Waldrade (Ann. Berl. 8G2, p. 60). Nous possédons un poème de Skdui.ius Sc.ottus en l'honneur du « dux Leodfridus » (S. Sr.. Ctirniina, pars III», n" 8, /•/'., t. III, p. 237). Walter est qualifié de « lidelis ministerialis noster » dans un diplôme de Lothaire 11 pour Wincbert du 13 novembre 856, où il figure comme intercesseur (B. M. 1246). Il était lui aussi un îles hommes de confiance du jeune roi. Advence avait excomnmnié cpieUpies lH)mmes d'un comte Walter (pii pillaient les terres de régli>e de Metz (Hincmaiu Kpistolti apud Fi.ohoar- DUM, //. H. E., liv. III, ch. 23, éd. Lkjkunk, t. II, j). 280). Ce comte Walter ne serail-il pas le 11 ministerialis » de Lothaire II? N'en pourrait-on pas conclure que Walter était comte du p. Muslensis ou tout au nioins d'un piujius voisin? Ce (jui confirmerait cette hypothèse, c'est (pie le di|)lôme où il est intercesseiu" concerne indirectement l'abbaye messine de Saint-.Vrnoul, à la(pielle Wincbert avait cédé ses biens. Les Bk.>ki>u ti.\s, Histoire de Metz, t. I, p. (>i6, et DuMMi.tu, t. II, |). 33, n. 2, sont disposés i\ ci-oire (pie Walter était comte de Metz.

3. LoTiiAKii Hp., i/iid., et h'/>. sijn. A(/., MaiNSi, t. XV, col. 54<j.

LOTHAIRE ENVOIE UNE AMBASSADE AU PAPE (860). l83

cile de Tusey. L'archevêque de Trêves et l'évêque de Verdun assistaient en effet à ce concile', et la publication du mémoire d'Hincmar, antérieure. au départ des envoyés de Lothaire, a précédé de trop peu l'assemblée de Tusey, pour que dans l'intervalle les deux prélats aient eu le temps d'aller à Rome et d'en revenir. C'est donc tout à la fin de 860, peut-être au début de 86 1, mais pas plus tard, car il importait d'agir le plus tôt possible sur l'esprit du pape, que les ambassadeurs de Lothaire ont dû se mettre en route pour l'Italie-.

Ils étaient chargés de deux lettres : l'une émanait de Lothaire, l'autre des évêques qui avaient siégé au deuxième concile d'Aix ; celle-ci même a dû partir avant Theutgaud et Hatton>.Lothaii'e commençait par protester de son respect pour le pape, de sa soumission aux ordres qu'il en recevrait ; il lui parlait ensuite du vif désir qu'il avait d'aller à Rome luimême. Venait après cela la présentation des quatre ambassadeurs. Puis Lothaire priait le pape de ne pas croire les imputations calomnieuses de ses ennemis. Il se déclarait prêt à partir au secours de l'Eglise, si les païens (les Sarrasins) renouvelaient leurs attaques. En terminant, il priait le ciel de lui permettre d'aller trouver le pape, pour lui faire connaître la vérité. On le voit, il n'y a que des généralités, des sous-entendus, dans cette lettre. Rien de précis, pas un fait, pas un nom propre. Les lettres qu'écrira dans la suite Lothaire, soit à Nicolas I", soit à Adrien II, seront tout aussi vagues que celle-ci. Jamais le roi ne nommera ses ennemis, jamais il ne portera contre eux d'accusation nettement formulée •♦.

Passons maintenant à la lettre des évêques. Après un long préambule, ils annoncent l'envoi de Theutgaud et d'Hatton, que leur lettre précédera k Rome. Les évêques ont appris que des ennemis de la vérité et de Lo-

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