‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 169 sur 764 · Voir ci-dessus, p. 177 el n · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 177 el n

2. Ni la lettre des prélats, ni celle de Lothaire ne sont datées. La mention dans l'une et dans l'autre de l'envoi au pape de Theutgaud et de Hatton prouve déjà qu'elles sont de la même époque. Dans celle des évêques, il est question de la pénitence infligée à la reine et de la fuite de celle-ci (Massi, t. XV, col. 55o), mais les prélats ont soin d'ajouter que la pénitence est la seule décision qu'ils aient prise en celte affaire. La lettre se place donc entre la fm de 860, date probable de l'évasion de Theutberge, et le troisième concile d'Aix-la-Chapelle. Mais en raison du désir (jue devaient avoir Lothaire et les membres de l'épiscopat lorrain, de détruire dans l'esprit de Nicolas l'impression produite par les démarches de Theutberge et de Charles le Chauve, ils n'ont certainement pas beaucoup tardé à faire partir leurs lettres, et les ambassadeurs ont dû se mettre en route dans les premiers mois de 861 au plus tard. La plupart des historiens placent les deux ambassades entre le deuxième et le troisième concile d'Aix ; Leibniz, Ann. iinp. occ, t. I, p. ôgS (en 860); Calmet, t. I, col. 700; Bertholet, Histoire de Luxembourg, t. II, p. 899; Gfrœrer, t. I, p. 356; Mijhlbacher, Reg. Kar., p. 484. et Dûmmler, t. II, p. 20 et n. 2 ; Hefele, CG., 2^ éd., t. IV, p. 227, qui est du même avis pour la lettre des évêques, rejette à 8G7 celle de Lothaire II, mais cette opinion n'a pas l'ombre de fondement, ainsi que le relève Dummler, t. II, p. 20, n. 2, car en 867 le roi n'aurait pas choisi comme ambassadeur un prélat déposé depuis plus de trois ans.

3. C'est ce qui ressort de la phrase suivante, qui vient immédiatement après l'annonce de l'envoi à Nicolas, de Theutgaud et de Hatton : « De caîtero prœvios nostrae humilitatis apices vestris sacris obtulibus perferendos direximus, etc. »

Page 1