Conc. Aq. III, ch. i, ibid
royaume de lorraine. i3
I()4 LE KÈGNK l)K LOTIIAIUK II («iiû-SO.j).
qu'il se soumettrait ilocilemeut ii leurs conseils' ; il protesta de son dévouement h l'Kcjlise, se déclarant [)rèt à la défendre contre ceux qui oseraient ratta([uer ou lui l'aire du tort-'. On aborda ensuite l'aflaire pour laquelle le concile avait été réuni. Le roi lut aux évèques un mémoire dans le([uel il dépeignait sa situation malheureuse. Ouand il avait pris Tlieutljer(je pour lemme, il avait été trompé par les arguments factieu.v d'hommes perfides ; Theutberge était coupable d'inceste, il ne devait plus avoir de rapports avec elle; d'autre part, il lui était interdit d'entretenir commerce avec des concubines, (^omme il ne pouvait se contenir, il fallait qu'il se remariât >.
ïheutgaud intervint ensuite, en c|ualité de confesseur du roi, pour déclarer qu'il avait iyqjosé une pénitence à ce prince, qui avait péché en usant d'une concubine 4.
Les évèques entrèrent alors en délibération 5 et décidèrent de compléter la sentence déjà rendue contre Theutberge*^. Toutefois, avant de se prononcer, ils chargèrent deux d'entre eux de relever dans l'Ecritui'e et les ouvrages des Saints Pères, les passages relatifs à la question en litige. Chacun des prélats désignés travailla seul et employa la nuit à rédiger son mémoire. Quand le matin ou compara les deux travaux, on constata que, quoique différents dans les termes, ils s'accordaient sur le fond?. Mais à ces deux mémoires, aujourd'hui perdus, s'en opposa un troisième, conçu dans un autre esprit, et dont les auteurs s'attachaient à démontrer, avec citations à l'appui, que le mariage de Lotliaii*e et de Theutberge ne pouvait être annulé. Ce dernier mémoire avait été rédigé par deux évêques^, dont les noms ne nous sont pas donnés, non plus que ceux des prélats qui avaient travaillé sur l'ordre du concile. Toutefois, on peut