‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 200 sur 764 · J. E. 26(j7, MiGNE, l. GXIX, col · texte numérisé non relu

J. E. 26(j7, MiGNE, l. GXIX, col

2. Les lettres à Lothaire, à Charles le Chauve, à Louis II, aux évêques qui doivent siéger au concile de Metz, sont datées du 28 novembre (J. E. 2698, 2699, 2701 et 2702).

3. Lettres à Charles le Chauve, à Louis II, et aux pères du concile de Metz (J. E. 2699, 2701 et 2702, MiGNE, t. CXIX, coll. 799, 800 et 801).

4. Lettres à Lothaire et à Charles le Chauve, J. E. 2698 et 2699 (Migne, t. CXIX, coll. 7(^8 et 799). La lettre à l'empereur ne parle que des évêques français (J. E. 2701, col. 800), celle à Charles le Chauve ne mentionne pas les prélats provençaux. D'après Gfrœrer, t. I, p. 356, Lothaire, non content de réclamer l'intervention du pape et la réunion d'un concile présidé par des légats pontificaux, aurait en outre demandé à Nicolas que deux évêques allemands et deux provençaux fussent convoqués au concile. Mais cette assertion invraisemblable est rejetée avec raison par Hefele, Conciliengeschichte, t. IV, p. 268, et par Sdralek, op. laud., p. 172. Comme ils le font justement observer, Lothaire écarta du concile de Metz tous les prélats étrangers ; c'est donc qu'il n'avait pas sollicité leur présence.

5. Les noms des légats nous sont donnés par les lettres à Lothaire, à Louis II, aux pères du concile de Metz (J. E. 2698, 2701 et 2702, MigxNE, t. CXIX, coll. 798, 800 et 802) par les Ann. Bert. 863, p. 62 ; la Vita Nicolai, Lib. pont., t. II, p. 160, ne nous les fait pas connaître; Réginon, Chron. 86.5, p. 82, appelle à tort un des légats Haganon, évêque de Bergame, qui assista d'ailleurs au concile de Metz, mais comme envoyé de Louis II. Roc- QUAiN, La Papauté au Moyen Age, t. I, p. 8, rejette la leçon « ficolensis » acceptée par presque tous les éditeurs et en particulier par Jaffé, et adopte celle qui donne « fundensis ». .lean, d'après lui, aurait donc été évêque non de Cervia, mais de Fundi ; il était plus naturel, dit-il, que le pape prît un de ses suffragants directs, qu'un sufTragant de l'archevêque de Ravenne. — Radoald avait été précédemment envoyé avec Zacharie à Constantinople, et tous deux s'étaient laissé corrompre par les Grecs, mais le pape ignorait le fait au moment où il désigna Radoald pour aller présider avec Jean le concile de Metz {Vita Nicolai, Lib. pont., t. II, pp. 108 et 159; lettres à l'empereur Michel, à Ignace, au clergé de Constantinople, à tous les catholiciues, J. E. 2818, 2816, 2819 et 2821, Migne, t. CXIX, coll. ioao-1021, io58-io59, ^070, 1076 et 109a).

2l6 LE RÈGNE DE LOTHAIUK II («r>r.-8r)(j).

prise le pape, et de ce qu'ils avaient eux-mêmes h faire '. Enfin, Nicolas rédifjoa h l'usage des momhres du futur concile des instructions, où il leur traçait la route (|u'ils devaient suivre ; il les invitait à observer les formes et à juger avec impartialité. La sentence du concile, une fois rendue, serait iiuiuédiatemont transmise au pape, qui se réservait le droit lie la sanctioniuM* ou de la casser. Le pape ne fixait pas encore la date du concile ; c'était aux légats, après leur arrivée en Gaule, qu'il appartiendrait de la déterminer*.

Nous l'avons dit, il n'est pas question dans ces lettres du mariage de Lothaire et de Waldrade, ni de celui de 862, ni de l'autre, qui était censé avoir été célébré du vivant de Lothaire I*"". Certainement Nicolas ignorait alors l'union contractée en septembre 8G2, et il n'avait probablement pas non plus connaissance de l'histoire inventée par le roi pour les besoins de sa cause. A cet égard, le silence de la lettre adressée aux Pères du concile de Metz est très significatif. Le pape leur rappelle qu'à plusieurs reprises Theutberge s'est adressée à lui, protestant de sa complète innocence, et il les prie d'examiner cette question avec un soin scrupuleux. Si Lothaire avait déjà prétendu qu'avant d'épouser Theutberge, Waldrade était déjà sa femme légitime, Nicolas n'aurait pas manqué de recommander aux prélats de vérifier avec soin si cette assertion était fondée. Le pape écrivit encore d'autres lettres relatives à Engeltrude, qu'il avait excommuniée, et qui n'en continuait pas moins de vivre tranquillement dans les Etats de Lothaire 3.

Il semblait, tout étant ainsi réglé, que les légats n'eussent plus qu'à se mettre en route. Pourtant, plusieurs mois se passèrent encore avant qu'ils prissent le chemin de la Francia. Nous ne connaissons pas exactement la date du départ de Radoald et de son collègue ; elle doit se placer en février ou en mars. Ils avaient quitté Rome avant que Nicolas eût appris le mariage de Lothaire II et de Waldrade *, par suite avant que l'évêque de Beauvais, Odon, qui apporta au pape la nouvelle, fut lui-même arrivé dans la Ville Eternelle. Or, les lettres que le pape écrivit en réponse à celles qu'Odon lui avait remises sont de la fin d'avril ; à cette même date se rapporte une lettre aux légats, qui nous apprend que ceux-ci avaient déjà franchi les Alpes, et qu'on leur avait enlevé une {)arlie de la correspondance pontificale >. Etant donné le temps qu'il avait fallu d'abord à l\adoald et à Jean pour se rendre en Gaule, puis à leur messager pour retourner à Home et y arriver vers la

1. On a encore les leUres à Lothaire, à Charles le Chauve et à Louis II (J. E. 2698, 2699 et 2701). Celle adressée à Louis le Germanique s'est perdue, mais nous savons par J. E. 2O99 ([u'elle avait été écrite.

Page 1