J. E. 2702, MiGNK, t. CXIX, coll. 8()()-8i
3. Ces lettres, aujourd'hui perdues, sont mentionnées par la lettre de Nicolas aux évoques de Louis le Germanique du 3i octobre 867 (J. E. 288r>, Mig.ne, t. CXI.X, col. 11C7).
4. J. E. 2728, MiGNE, t. CXLX, col. 833. La Vita Nicoldi (Lib. pont., t. Il, p. i(io) se trompe en avanc-ant q\ic Nicolas e.xpédia les léiiats en Gaule aussitôt «près avoir appris la nouvelle du mariage de Lothaire et de Waldrade.
f). J. E. «7^0 el a«8r), Mig-m:, t. CXIX, coll. 1179 et i\C>C>.
DÉPART DES LEGATS RADOALD ET JEAN (863). 217
fin d'avril, on peut, sans crainte de beaucoup se tromper, placer en février ou en mars, c'est-a-dire à la fin de l'hiver, le départ des deux légats.
Une question se pose ici, relativement à un comnionitoriam que leur avait adressé Nicolas et qui nous a été conservé '. Nous avons vu qu'on ne pouvait le placer en novembre 862. A-t-il été remis aux légats au moment où ils quittaient Rome, ou est-ce un second coinmonitoriam qui leur fut envoyé à la fin d'avril, alors qu'ils étaient déjà dans les Etats de Lothaire, et dont il est parlé dans une lettre que leur écrivit le pape à cette même date ? Dans ces instructions, Nicolas appelle sur deux points l'attention de ses légats : il faut que ceux-ci fassent la lumière sur les allégations de Lothaire relatives au mariage qu'il aurait conclu avec Waldrade du vivant de son père, et sur l'inceste que Theutberge était accusée d'avoir commis avec son frère. Pas la plus légère allusion au mariage de 862 ; on ne sent pas dans ce commonitorium l'irritation contre le roi qui perce dans les lettres de Nicolas écrites à la fin d'avril ; on n'y trouve pas non plus la menace d'excommunier Lothaire que renfermaient, paraît-il, les nouvelles instructions adressées en avril aux deux légats^. Nous sommes donc assez disposé à croire que notre commonitorium est de février ou de mars, et qu'il a été remis à Radoald et à Jean avant leur départ de Rome '.
Les légats emportaient avec eux les lettres destinées aux souverains francs ainsi qu'à leurs évêques. Ils avaient déjà franchi les Alpes et se trouvaient dans le royaume de Lothaire, quand des amis de ce prince leur dérobèrent les lettres pontificales'». Lothaire avait sans doute envoyé au-devant de Radoald et de Jean des officiers de son palais chargés de les saluer de sa part et de les escorter à travers ses Etats. Ce furent ces personnages qui s'emparèrent de la correspondance pontificale, soit qu'ils l'aient demandée aux légats, sous prétexte de la faire parvenir aux destinataires, en réalité dans l'intention de la détruire, soit même qu'ils aient commis un véritable vol >.
Les retards qu'avait apportés le pape à l'envoi des légats avaient peut-