LE CONCILE DE METZ
ni Hubert n'étaient là non plus ; si, ce qui n'est pas certain d'ailleurs, ils avaient été cités à comparaître devant le concile, on ne leur avait pas donné les garanties dont ils avaient besoin pour leur sécurité. Lothaire prétend, dans une de ses lettres à Nicolas, avoir donné à ses accusateurs toute facilité pour venir', mais les assertions mensongères ne lui coûtaient rien, et celle-ci est contredite par Nicolas lui-même en ce qui concerne Theutberge^.
Ainsi, l'on n'avait tenu aucun compte des instructions qu'avait données le pape en vue d'assurer un examen sincère et impartial du procès pendant entre Lothaire et sa femme. En dehors des légats qui, trahissant leur mandat, avaient consenti a se faire les complices du roi et de ses évêques, la question allait être soumise en appel à ceux-là mêmes qui l'avaient jugée en première instance : il était facile de deviner à l'avance quelle sentence ils allaient rendre. Nous n'avons pas les actes du concile de Metz, et nous ne savons pas les noms de tous les prélats qui y assistèrent. Les Annales Fiildenses parlent de l'épiscopat entier de Lothaire, à l'exception de Hunger, évêque d'Utrecht, alors malade?. Nous sommes certain que les archevêques Gunther, Theutgaud et Arduic, les évêques Advence, Francon et Ratold étaient présents^. Sur les autres nous ne possédons aucun renseignement. Il ne semble pas que ni les archevêques de Lyon et de Vienne, Rémi et Adon, ni aucun des évêques provençaux soient venus à Metz. Par contre, un évêque italien, Haganon de Bergame, se trouvait là, délégué par Louis II ou par l'épiscopat de la Péninsule). Outre les évêques, des laïcs, conseillers de Lothaire, assistaient au concile^.
Nous savons à peu près ce qui se passa dans cette assemblée, quoique les actes ne nous en soient pas parvenus ; nous possédons en effet le mémoire qu'écrivit Advence pour défendre les décisions du concile ainsi que sa propre attitude 7.
1. LoTHARii rer/is Epistola ad Nicolaam pnpam, B. M. 12G9, IVIansi, t. XV, col. 384-