‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 234 sur 764 · Ann. Bert. 864, p · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 864, p

4. Les Ann. Bert. 864, PP- 65-66, et les Ann. Fuld. 863, pp. 60-61, donnent ce mémoire, mais avec d'assez notables différences, surtout en ce qui concerne les ch. 3 et 6. En outre, les Ann. Fuld. ne reproduisent pas le ch. 7, relatif au mariage de Lothaire et de Waldrade.

5. GuNTiiARn et Theutgaudi Libellas, ch. i, Ann. Bert. 864, p. 69, Ann. Fuld. 863, p. 60.

6. Lib., ch. 2, Ann. Bert. 864, p- 69, Ann. Fuld. 863, p. 60.

7. Lib., ch. 3, Ann. Bert. 864, P- 69, Ann. Fuld. 863, p. 61. Le texte reproduit par les Ann. Fuld. parie seul de la présence d'Anastase et de l'assistance qu'il prèle au pape.

2^4 LE RÈGNE DE LOTIIAIUE II (855-8(kj).

muiiioli avec toute l'Eijlise, ainsi qu'avec leurs frères, rjue le pape méprise dans son orgueil '. L'aiiathème que Nicolas fulmine contre ceux qui ne respecteraient |)as les décrets pontificaux, retombe sur lui-même, qui viole les sentences de ses 'prédécesseurs-. Les deux prélats connaissent maintenant la mauvaise foi du pape ; sans tenir compte de l'affront qui leur a été Infligé, ni de leur propre personne, mais animés d'un saint zèle contre l'injustice de Nicolas, et toucliés des intérêts de leur ordre, à qui ce dernier essaie de faire violence?, ils lui répètent brièvement le résultat de leurs délibérations : la loi divine, les canons ainsi que le droit séculier prouvent que personne n'est autorisé h. donner à un homme, comme concubine, une jeune fille de condition libre, surtout si celle-ci n'a jamais consenti à un commerce illicite ; et, comme elle a été mariée du consentement de ses parents, comme elle a reçu la foi de son époux, son afiection, on doit voir en elle une épouse et non une concubine *.

Ce mémoire fut répandu dans tout l'Occideut % envoyé même à Constantinople ^. Au factum étaient probablement jointes des lettres où (lunther et Theutgaud priaient leurs collègues des différents pays de les soutenir contre le pape. Ces lettres sont perdues, sauf celle qui accompagnait l'exemplaire du mémoire adressé aux évêques lorrains. Gunther et Theutgaud invitent leurs confrères k avoir bonne confiance : les ennemis du roi ne l'emporteront pas, malgré l'appui que leur a prêté le soi-disant pape Nicolas, et la condamnation qu'il a voulu infliger aux deux métropolitains. Ceux-ci lui ont résisté par tous les moyens, et déjà il a eu à se repentir de sa conduite. Ils annoncent leur départ de Rome, leur retour dans cette ville et la rédaction du mémoire qu'ils joignent à leur lettre. Que les évêques de Lothaire le visitent, lui écrivent, le réconfortent, lui ménagent des amis et des fidèles ; surtout qu'ils aient des conférences avec le roi Louis, pour traiter des intérêts communs à lui et k Lothaire, car l'union des deux princes doit procurer la paix aux évêques. Gunther et Theutgaud expriment l'espoir qu'ils pourront apprendre k leurs collègues quelle conduite ils doivent tenir. Surtout, que ceux-ci invitent le roi k fermer l'oreille aux conseils des uns et des autres, tant qu'il ne connaîtra pas les causes des événements 7.

1. Lib., ch. 4, Ann. Bert. 864, p. 70, Ann. Fuld. 863, p. 61.

2. Lib., ch. 5, Ann. Bert. 864, P- 70, Ann. Fuld. 863, p. 61.

3. Lib., cil. 6, Ann. Bert. 864, P- 70, Ann. Fuld. 863, p. 61. Ce chapitre est plus développé daos les Ann. Fuld. que dans les Ann. Bert. On y voit les archevêques déclarer qu'ils ne céderont |)as au pape, <|ui, selon les vœux de leurs ennemis, a essayé de les anéantir ; ils ne sont pas ses clercs, comme il s'en vante, mais bien ses frères et ses collègues.

4. GoNTHARu et Thkutg\udi Libellus, ch. 7, Ann. Bert. 864, p. 70. Ce ciiapilre manqiu' dans les Ann. Fuld.

5. On peut du moins le supposer, puis(jue nous possédons deux exemplaires du factum, dont l'un fut envoyé aux évoques lorrains (,t/j/j. Bert.), l'autre expédié en Allemagne; c'est celui cpie reproduisent les Ann. Fuld.

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