‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 268 sur 764 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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4. Nous en trouvons la preuve dans le Libellus de impevatovia potestate (Migxe, t. CXXXIX, col. 54), qui nous apprend (pie l'empereur avait fait d'.\rsène son représentant à Rome. Sur Arsène, voir Duchesne, Liber ponlijicalls, t. H, p. io3, n. 3o, p. i4y, n. 4) et p. 186, n. i3.

f). Ann. Rcrl. 8C4, p. 74.

fi. D'après H.vur.K, AT;. D-, t. II, p. r)r2, la seconde mission d'Arsi-ae, i\ l'oriiiine, ct)nsistait simplement à obtenir des rois francs (pi'ils approuvassent la réunion d'un concile «léuéral. Mais, dans ce cas, pourquoi le pape ne l'avait-il pas fait partir plus tôt? H e>l vraisemblable toutefois ((ue le pape avait décidé l'envoi en Gaule d'Arsène avant de savoir ce que les rois de France et de Germanie avaient résolu à Tusey, ipioique Liutirid <îiit pu déjà le renseiijiu-r à cet (Mjard.

LÉGATION d'aRSÈNE. LETTRES DU PAPE (805). 276

à déclarer aux rois de France et de Germanie que Nicolas ne leur permettrait pas d'attaquer leurs neveux ; enfin, il emmènerait Rothade, qui attendait toujours à Rome la mise à exécution de la sentence pontificale, et le réinstallerait dans son évêché '. Comme la première fois, le choix du Souverain Pontife se porta sur Arsène^; Louis II, rassuré probablement sur les intentions du pape, ne fit aucune opposition au départ du légat. C'est dans le courant d'avril qu'Arsène se mit en route ; il avait quitté Rome ^, à ce qu'il semble, avant que la réponse du pape à la lettre des rois de France et de Germanie, réponse écrite dans le temps de Pâques, eût été rédigée 5. Ce n'est pas lui qui l'emporta, mais l'ambassadeur de Louis et de Charles, quand il revint en Francia^.

Nous avons déjà dit quelques mots de cette réponse, et de la façon dont elle appréciait les prétextes allégués par les deux rois pour ne pas envoyer leurs évêques à Rome. Nicolas leur reprochait en outre de ne pas lui avoir envoyé d'exemplaire de l'avertissement qu'ils avaient adressé à Lothaire. Par contre, il les félicitait de ce qu'ils avaient déjà fait, et de ce qu'ils comptaient faire, pour ramener leur neveu dans la bonne voie. Pour le moment, il ne voulait pas de la visite du jeune roi. Quand celui-ci reprendrait Theutberge, comme on pouvait craindre qu'il ne lui tendît des embûches, il devrait jurer qu'il la traiterait en épouse et en reine ; de plus, il aurait à se justifier par serment des accusations calomnieuses qu'il avait portées contre elle depuis qu'il l'avait répudiée. Nicolas se réservait d'imposer une pénitence à Lothaire. Quant à Theutberge, il fallait, qu'elle le voulût ou non, l'obliger à retourner auprès de son mari, à moins que ce dernier ne s'engageât à vivre dans le célibat et la chasteté. Si Lothaire refusait de se soumettre, Nicolas se proposait de prendre à son égard les mesures qu'il avait annoncées dans ses instructions à Radoald et à Jean. Passant à la question des sièges vacants de Cologne et de Cambrai, sur laquelle les deux rois avaient attiré son attention, Nicolas prescrivait l'élection à Cologne d'un archevêque ; pour Cambrai, il maintenait ses instructions primitives : dès qu'il v aurait un évêque régulièrement élu, on le consacrerait. Le pape annonçait aux deux rois qu'il leur adressait par le porteur de sa réponse les copies des lettres dont Arsène avait emporté les originaux ; ils devaient contrôler ceux-ci par celles-là et ne leur accoi'der de confiance que s'ils s'accordaient avec elles >'.

1. Vita Nicolai (Lib. pont., t. II, p. i63). Les Ann. Fuld. 805, p. 03, ne donnent pour but à la mission d'Arsène que le rétablissement de la paix entre les rois francs. Les Ann. Bert. 805, pp. 70-78, ne disent rien au contraire de cette partie du rôle de l'évêque d'Orta, mais elles parlent de la réintégration de Rothade sur son siège et de la reprise de Theutberge par son mari.

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