‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 307 sur 764 · Ann. Bert. 869, p · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 869, p

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lions (l'Adriou, ù lui arracher le conseutenuMit tju'il n'avait pu oldcnir au Mont-Cassin. Lothaire arriva à Rome le sanietli 9 juillet' ; plusieurs déceptions l'attendaient. Le pape n'avait envoyé aucun clerc à sa rencontre ; le roi pénétra dans le solarium de la basilique Saint-Pierre pour s'y loçjcr, il ne le trouva nir'mc pas balayé. Enfin, Adrien refusa de lui chanter la messe le dimanche 10 juillet. Pourtant, il l'invita à dîner le lendemain au palais de Latran. Pour gagner la bienveillance du Souverain Pontife, Lotiiaire lui fit cadeau de vases en or et en argent; en échange il reçut de lui un manteau, une palme et un bâton. Lothaire et ses courtisans interprétèrent de la façon suivante les présents d'Adrien : le manteau signifiait que le roi reprendrait Waldrade ; la })alme , qu'il trionq)herait de ses ennemis ; le bâton, qu'il réduirait à l'obéissance les évêques rebelles à ses ordres.

Adrien cependant avait réuni un synode, où fut examinée la conduite qu'il convenait de tenir à l'égard de Lothaire^. Nous avons undiscoui's qui fut prononcé dans cette assemblée par un prélat partisan de Nicolas et hostile aux mesures de clémence vis-à-vis de Lothaire et des métropolitains déposés'. Le synode décida que l'évèque Formose et un de ses collègues se rendraient en Gaule pour examiner, de concert avec quelques autres prélats, l'afTaire de Lothaire. Les deux légats retourneraient ensuite à Rome pour rendre compte de leur enquête au concile qui serait convoqué dans cette ville le i" mars 870. C'est à lui que reviendrait le droit de prononcer une sentence définitive dans cette afTaire du divorce qui ti^aînait depuis douze ans. Quatre évêques de Louis le Germanique, autant

I. L'édition in iisiiin scholavum des Ann. Bert. porte 2 juillet, mais la communion ayant eu lieu le i^'' juillet, et Lothaire ne s'étant mis en route qu'après le pape, ce prince n'a pu arriver à Rome que le 9, ainsi que le fait justement observer MOhlbacher, Reg. K(tr., p. 5o0.

•2. Ann. Bel'/. 869, p. 100. Elles parlent non d'un synode, mais du pape et des Romains, ce qui doit s'entendre des évêques suffragants de Rome.

3. Nous nous rangeons à l'opinion développée par Lapôtre, Hadrien II et les fausses dècrêtales (R. Q. II., t. XXVII, pp. 887 et suiv.), et acceptée par Schrceks, op. cit., p. 371. Deux ({uestions se posaient au sujet de ce discours : quel en est l'auteur? En quelle année et dans quelle ville s'est tenu le concile où l'orateur anonyme a parlé? Mansi, qui a publié le discours, t. XV, coll. 889 et suiv., ne se prononce pas sur la première question, mais il croit le discours prononcé dans un concile réuni en 86y, soit à l\ome même, soit plutôt au IMont-Cassin. Maassen, qui a publié une soi-disant deuxième partie du discours, a cru devoir attribuer celui-ci au pape lui-mèmè, qui aurait parlé dans un concile réuni au Monl-Cassin lors de l'entrevue d'Adrien avec Eiujelbenje et Lothaire (Eine Rede des Papstes Iladrian II ziim Jahre 869, SB. \V. Ak., t. LXXII, pp. 521 et suiv.). Hefele, op. cit., t. IV, pp. 3oG-3i)7, a émis une opinion plus extraordinaire encore : il a prétendu que 1' « oralio anonymi cujusdam episcopi » aurait été pr,)noneée au concile tenu à l'avie en février 8(i5 1 Lapùtke, dans le travail cité plus liant, a réfuté péremptoirement Maassen. On a peine t\ comprendre ipie l'idée ait pu venir à quehpi'un de mettre dans la bouche d'-Adricn le discours ([ui nous est parvenu; pour tout es|)ril non priîvenu, c'est un partisan de Nicolas (|ui a parlé, l'hostilité ténioir|née à l'i-gard île Giuillicr et de Lothaire en est la preuve. Lapôtue, pp. /(i.Wiao, suppose ([ue Formose est l'orateur incoiuui, et les raisons dont il appuie son hypothèse sont séduisantes. En outre, il a di'-nionlré, i»]). l\'ji[\-[\-î{\, ([ne le concile n'avait pu se tenir au iMonl- Cassin ; connue il le fait justement observer, si ces all'ain's du divorce et de la reslaïu-ation (le Giintlier avaient été réglées au IVIiint-dassin, Lothaire n'aurait pas eu besoui d'aller à Rome. 11 voit dans l'assemblée, fornu-e du pape et des Romains, ilonl parle Uinc-

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