Lettre à Adon, B. M. 1289 (R. H. Fr., t. VII, p
5. Les Ann. Bert. 86g, pp. loo-ioi, nous fournissent d'amples détails sur les derniers jours de la vie de Lothaire. Réginon, Chronicon 869, p. 98, donne l'année et le jour de la mort. On trouve l'année dans les Ann. Alamannici, Weingartenses, Hildesheimenses, S. Vincentii Mettenses, S. Benigni Divionenses, Stabulenses (SS., t. I, pp. 5i et 66, t. III, pp. 48 et i56, t. V, p. 89, et t. XIII, p. 42), et Corbeienses (Jaffé, Bibl. RR. GG., t. I, p. 88); le mois et le jour dans le Liber vitœ de Remiremont (iV. A., t. XIX, p. 58), dans le Necrol. S. Galli {S.-Galler Miltkeilungen, t. XI, p. 54), ainsi peut-être que dans le
royaume ue lorraine. 21
^•22 LE RÈGNE DE LOTHAIUE II (8ô5-SGij).
Tandis que les corps de ses compagnons furent transportés k Cologne', le sien re(;ut la sépulture dans une petite abbaye voisine de la ville où il était mort, Saint-Aiitoiiin et Saint-Victor de Plaisance^. Nous avons dit que Tlunitberfje devait se rendre, elle aussi, en Italie, mais seulement après le départ de son mari. Kfîectua-t-elle le voyage? La Vita S. Deicoli le prétend ; elle serait arrivée à Plaisance un peu après la mort de Lothaire, et aurait rendu au défunt les derniers devoirs^. On ne peut ajouter qu'une foi médiocre aux dires de ce document, qui n'a été rédigé qu'au x* siècle, et qui contient beaucoup de fables. Pourtant, nous savons de source certaine (jue Theutberge lit une donation à l'abbaye où reposait son mari 4. La légende, qui devait défigurer la vie de Lothaire, s'attaqua également il ses derniers moments. On représenta sa fin, survenue six semaines après sa communion au Mont-Casssin, comme un jugement de Dieu : sa mort était la punition du sacrilège qu'il avait commis en recevant, la conscience chargée de crimes, l'hostie sainte des mains du pape 5. Pour
Necrol. Epternacense, dans lequel le cliiffre qui précédait « id. augusti » a disparu (Reif- FENBERG, Monuments pour servir à l'histoire de Namur, t. VII, p. 211); le mois seul dans les Gestn epp. Vird., c\\. 18 (SS., t. IV^, p. i5); l'année exacte, mais un autre mois, dans les Ann. Fuld. 8G9, p. 68 à juillet ; une année inexacte dans les Ann. Laub., Leod. et Tiel. (SS., t. IV, p. i4, et t. XXIV, p. 28) et dans le Chronicon Vindocinense (Chj'oniques des éylises d'Anjou, p. iSg) qui indicjuent 868, ainsi que dans les Ann. Xnnt. et Lob. (SS.,t. II, p. 284, et t. XIII, p. 288), qui donnent 870; le mois exact, mais un jour faux dans un calendrier italien et un nécrologe lorrain (iV. .4., t. I, p. i48, et t. III, p. 187), qui donnent le 5 août et dans les Ann. necrol. Fuld. (SS., t. XIII, p. 181), qui indiquent le 16 août ; le mois et le jour taux, i" juillet, dans les Ann. necrol. Prum. (SS., t. XIII, p. 2ig); l'année inexacte, mais le 8 août dans les Ann. Plncentini (SS., t. XVIII, p. l^lo). Font mourir Lothaire à Plaisance en outre des annales déjà citées, — telles que les Ann. Bert., Fuld., Alam., Weingart., Lob., Stabul., Tiel., ainsi que le Chronicon Vindocinense, — Anois, Chronicon, \e>i Gesta Treuerorum, ch. 26, \e Catnl. abb. Eptern. (SS., t. II, p. 828, t. VIII, p. i65, et t. XXIII, p. 3i), André de Bergame, Historia, ch. 7 (SS. RR. LL., p. 226) et la Translatio S. Glodesindis, ch. 28 (SS., t. XXIV, p. 607, note).