‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 323 sur 764 · Ordinatio imperii, ch. i5 (GC, t. I, p · texte numérisé non relu

Ordinatio imperii, ch. i5 (GC, t. I, p

5. Conv. ap. Ma/'snain /"', ch. 9, Conv. op. Marsnam II"', ch. 3 ÇCC, t. II, pp. 69 et 73).

G. LÀonu. Leodii habitas, Sacramenlum (CC, t. II, p. 78).

7. Tous les historiens modernes ont reconnu que Louis II était l'iiérilier légitime de soa frère.

338 LA LOUKAI.NIÎ l'AKTACKK ENTHIC LA FRANCE ET L'ALLKMAtJXE («^-879).

le Germaiui[ae chercha ii justKier ses |nétentions ; (Charles le Chauve s'appiiva sur le j)arla(jc de Worins de 83(), connue uous l'appreud uue lettre d'IIiuciuar au pape' ; il avait, eu outre, pour lui d'avoir été reconnu par uue partie des (jrands et des évèques, et couronné îi Metz. Pour essayer de légitimer leurs revendications, les deux souverains pouvaient encore invO([uer leur doulde titre de Carolingiens et d'oncles du roi «lélunl.

, Le roi de France avait tenté en 8Gi, alors que le petit roi de Provence vivait encore, de le dépouiller ; si en 863 il n'avait pas essayé de disputer sa succession à Louis II et à Lothaire, c'est que derrière ceux-ci il voyait Louis le Germanique prêt à leur donner son appui. Il convoitait également les vallées de la Meuse et de la IMoselle, songeait peut-être à s'avancer jusqu'au Rhin, mais son frère le gênait ; il savait que celui-ci ne le laisserait jamais arrondir ses Etats aux dépens de leurs neveux. Si Lothaire ne fut pas attaqué par le roi de France, il le dut k la crainte que celui-ci éprouvait à l'égard de Louis. Désespérant de manger seul le morceau, Charles avait fini par inviter son frère à le partager avec lui, et ses offres avaient été bien accueillies, comme en témoignent les clauses de l'accord conclu à Metz en 8G7. A la différence du roi de France., qui semblait disposé à ne pas attendre la mort de son neveu pour mettre la main sur ses Etats, Louis ne se montrait plus comme autrefois pressé de s'agrandir; l'accueil qu'il fit à Lothaire, quand celui-ci, inquiet sur les intentions de son autre oncle à son endroit, vint le trouver à Francfort, l'assurance qu'il lui donna de ne pas attaquer son royaume pendant qu'il séjournerait en Italie, assurance à laquelle il se conforma d'ailleurs, prouvent qu'il n'avait pas l'intention de déposséder Lothaire. Mais, maintenant que ce prince avait cessé de vivre, le roi de Germanie serait-il disposé à patienter encore, jusqu'à ce que Louis II fût lui-même descendu dans la tombe? L'enq^ereur, qui vivait en bonne intelligence avec l'aîné de ses oncles, pouvait encore espérer que celui-ci respecterait ses droits. Par contre, il n'avait aucune illusion à se faire relativement à Charles le Chauve ; il devait s'attendre à ce que celui-ci essayât de conquérir la Lorraine, soit pour lui seul, soit de compte à demi avec son frère, conformément au pacte conclu à Metz en 867.

Charles n'avait aucun souci de l'empereur, (pi'll jugeait trop éloigné pour être en mesure de défendre ses droits ; en revanche, il redoutait son frère, mais justement celui-ci se trouvait en Bavière, gravement malade, et ses trois fils étaient occupés k guerroyer contre les Slaves. Le roi de France ne se crut pas tenu de rester fidèle k ses engagements, puisque personne ne pouvait le contraindre k les respecter. II se jeta donc sur le royaume de son neveu et essaya de le conquérir tout entier. Cette tentative amena Louis le Germanupie k protester et k réclamer le partage de la Lorraine conformément au traité île Metz. Une fois (pi'il fut

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