‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 326 sur 764 · Ann. Bert. 869, p · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 869, p

.5. La chose n'est pas douteuse pour Advence, le rôle que joua le prélat lors du couronnement de Charles le Chauve à Metz, en fournit une preuve éclatante. Réoi.non, Chronicon Sluj, p. y8, parle de l'aide (iu'.\dvence avait donnée à Charles pour occuper le royaume di' Lothaire ; la Translntio S. (Sludesindi.s; ch. 38, et les 6V.s7(i Treoeroriun, ch. 27 {SS., t. .\X!V, p. ,'')07, note, et t. Vlll, p. it».')), disent (lu'Adveiue ;q>pela le roi de France dès qu'il connut la mort de Lothaire.

G. Fi.oi.oMii., //. n. A'., iiv. III, ch. a3, éd. Lkjeunk, I. Il, p. 3y3.

CHARLES ESSAIE DE PRENDRE TOUTE LA LORRALVE (86y). 343

adresser un appel à son sufFragant, c'est que ce dernier n'était pas au nombre des évêques et des grands qui pressaient Charles de se rendre en Lorraine. Ceux-ci invitaient donc le roi de France à se hâter d'arriver jusqu'à Metz, lui promettant de venir se recommander à lui soit dans cette ville, soit pendant le trajet '. .

L'invitation de ses partisans répondait trop bien aux désirs de Charles et de quelques-uns de ses conseillers, surtout d'Hincmar^, qui voyait enfin arriver le moment où les pagi lorrains de son diocèse et l'évèché de Cambrai seraient rattachés au royaume de son maître, pour que ce prince eût le courage de la décliner. Que risquait-il ? Son frère était à la mort, ses neveux en train de combattre les Slaves ; il n'avait pas à craindre d'obstacles de ce côté. Aussi, prenant rapidement son parti, quitta-t-il Attigny dans les derniers jours d'août ou dans les premiers de septembre 3, pour venir occuper le royaume de Lothaire. Verdun fut sa première étape. Il y reçut l'hommage d'Hatton, évêque du diocèse, d'Arnoul, évêque de Toul, et de nombreux personnages. De Verdun il se rendit à Metz, où il arriva le 5 septembre. L'évêque de cette dernière ville, Advence, se recommanda à lui, ainsi que Francon, qui était venu de Liège à Metz, pour faire sa soumission au roi de France +.

Charles n'était encore reconnu que par quatre ou cinq évéques, sans parler des comtes, pour lesquels nous ne pouvons donner aucun chiffre, il n'avait en sa possession qu'une faible partie du royaume qui avait appartenu à son neveu, et pourtant il allait se faire couronner à Metz, comme s'il eût été maître du pays tout entier?. Pourquoi cette hâte? Pourquoi n'avoir pas attendu qu'il eût occupé la plus grande partie du territoire ? Pourquoi surtout avoir choisi Metz, au lieu d'Aix-la-Chapelle,

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