‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 346 sur 764 · Fi.oss, ihid., pp. ()0-():i · texte numérisé non relu

Fi.oss, ihid., pp. ()0-():i

4. Fi.oss, pp. (i3-()8. C'e-,1 sans aucune raison que DOmmi.kii, t. II, p. 350, rejette en 87U cette lettre; Miiiii.ii.u.iii.u, n,;/. Kar., p. r.(i(), la place au début de 870.

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CHARLES FAIT CONSACRER BERTULF ARCHEVÊQUE 'dE TREVES (870). 303

côté écrit au pape une lettre, aujourd'hui perdue '. Mais, comme nous le verrons, Adrien, mécontent qu'on ne l'eût pas consulté au préalable, excité plus tard par le roi de France, qui voulait se venger de son échec, ne se laissa pas toucher par les considérations que faisaient valoir roi, évêques, clercs et laïcs ; et Willibert attendit plusieurs années le pallhif/i, que Jean VIII finit par lui accorder en 874.

Si Charles le Chauve ne réussit à Cologne qu'à faire retarder jusqu'en 874 l'envoi du palliurn à Willibei^t, il fut plus heureux dans l'autre ville où il s'agissait de nommer un archevêque. A Trêves en effet, la situation se présentait pour lui dans des conditions beaucoup plus favorables, puisque les trois évêques de la province étaient ses partisans. Charles devait beaucoup à celui de Metz, dont nous avons vu le rôle k la cérémonie du 9 septembre. Il ne put lui refuser de donner le siège de Trêves à son neveu Bertulf ^. D'après les termes qu'emploient Réginon ' et, d'après lui, les Gesta Treueroriim, vu d'autre part le silence non moins significatif de la lettre qu'écrivent Hincmar et ses collègues à Louis le Germanique en faveur de Bertulf^, il semble que ce dernier n'ait pas été canoniquement élu par le clergé et le peuple de Trêves. C'est très probablement Charles le Chauve qui lui donna, sans consulter les intéressés, le siège de Theutgaudj. Hincmar avait jadis refusé de consacrer k Cambrai Hilduin, qui avait été nommé par Lothaire dans les mêmes conditions; bien loin de protester contre la conduite de Charles^, il participa soit en personne, soit plutôt par deux de ses suffragants k la consécration de Bertulf, Il fallait au moins trois évêques pour consacrer un métropolitain. Or, Hatton de Verdun étant mort le 1" janvier 870?,

1. Willibert y fait allusion dans une seconde lettre, qui a dû être écrite quelques mois plus tard (Floss, pp. loo-ioi).

2. RÉGINON, Chronicon 869, p. g8, Gesta Treverorum, ch. 27, ei Miracula S. Luitwini ch. 3 [SS., t. Vni, p. 160, et t. XV, p. laGa). Ces deux dernières sources font de Bertulf un abbé de Metlach, mais comme ce monastère dépendait alors de l'éqlise de Trêves (B. M. io58), c'est en montant sur le siëqe de cette ville que Bertulf est devenu abbé de Metlach.

3. M Inito autem rex cum optimatibus consilio, Bertulfum nepotem supradicti Adventii episcopi ecclesiœ Trevirorum prefecit », dit Réginon, Chronicon Sficj, p. 98.

4. Voir cette lettre dans Flodoard, //. R. E., liv. III, ch. 20, éd. Lejeune, t. II, pp. 190-198.

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