‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 358 sur 764 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La Lorraine sous le gouvernement de Louis le Germanique et de Charles le Chauve (870-87G). — Charles le Chauve essaie d'enlever a ses neveux la Lorraine orientale (876). — Partages de la Lorraine orientale entre les fils de Louis le Germanique (876-878). — Le traité de Fouron (878). — Louis le Jeune se fait céder la Lorraine occidentale par les fils de Louis le Bègue (879-880).

En se quittant, le q ou le 10 août, les deux frères s'étaient rendus, l'aîné k Aix-la-Chapelle, où il allait se faire soigner^ le cadet k Estinnes, où il s'occupa de régler le sort de la moitié de la Lorraine qu'il avait obtenue ^. Hincmar ne nous dit pas, d'ailleurs, quelles mesures prit Charles le Chauve, comment il répartit les bénéfices vacants. Nous ne sommes pas plus avancé en ce qui concerne Louis le Germanique.

Charles semble avoir considéré la Lorraine, ou ce qu'il en possédait, comme un royaume distinct'. Il s'était fait couronner k Metz, le g septembre 869, et k partir de ce moment, dans presque tous ses diplômes, il eut soin de compter ses années de règne en Lorraine ; non seulement les actes relatifs k ce pays portent cette nouvelle indication chronologique, mais on la trouve également dans ceux qui concernent soit la France, soit l'Italie (k partir de 875). Le jour même de son couronnement k Metz, Charles fit une donation a l'abbaye de Saint-Arnoul ; elle est datée : « anno xxx régnante Karolo gloriosissimo rege, et primo in successione regni Clotarii^. » C'est donc cette cérémonie du 9 septembre qui

1. Afin. Bert. 870, p. ii3 ; Ann. Fuld. 870, p. 71. Réginon, Chronicon 870, p. 100, fait rester Louis deux mois à Aix-la-Cliapelle, et de fait il ne quitta cette ville qu'entre le 17 el le 26 octobre. Le 26 septembre il Ht une donation à l'abbaye de Gorvey, pour le repos de l'âme de son grand-père, de son père et des deux Lotliaire (B. M. lA^g). Le 17 octobre, il rendit un acte par lequel il confiait à l'abbé de Priiin, Ansbald, ainsi qu'à ses successeurs, le soin d'entretenir la cbapelle funéraire construite à Aix-la-CbapelIe par ses ancêtres (B. M. i44o, MR. UB., t. I, n9 112). Le i^r novembre, à Francfort, il confirma à Priim, sur la prière de l'abbé Ansbald, l'immunité, la protection royale et l'ensemble de ses possessions (B. M. i442, MR. UB., t. I, n» ii4).

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