‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 359 sur 764 · Ann. Bert. 870, p. n · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 870, p. n

3. Waitz, D. VG., t. V, p. 19, n. 3, admet que Cliarles a considéré sa part de la Lorraine comme un royaume séparé.

4- Nous connaissons vingt-buit diplômes dans lesquels Gbarles a compté ses années de règne en Lorraine. Dans un seul, celui du 24 novembre 80g pour Saint-Evre (B. 1762), la formule est : « post successionem Lotbarii ». Un autre porte : « in successione regni Hlotharii régis » ; sej)t : « in successione Lotbarii » ; buit : « in successione Lobarii régis » ; onze : « in successione Lotbarii regni (ou regni Lotbarii) ». Cette dernière formule est celle du di[)lome pour Saint-Arnoul, du g septembre 80g (B. 17O1), tandis que le diplôme pour Nivelles, du g juillet 877 (B. 1817), jwrte : « in successione Lotiiarii régis ». L'acte rendu

38o l.V l.OlUlAhNE I'AUT.V(iKK KNTUI-: LA FUANCK Kl' l'aLLHMAGNE (8()(j-87y).

est le point initial d'où [lart Charles le (lliauve pour compter ses années (le lîujne en Lorraine. Si ((ut'hpu's (lipiônics paraissent contredire la rè()le (pie nous v(uu)ns de donner, s'ils ont pu l'aire croire îi doni lîou- ([uet (pie la chancellerie [)rcnait comme point de d('|)art le traité de Meerssen ', nous croyons pluUH ii une cnuuir soit du notaire ouduscrihe qui ont, le premier rédi(jé, le second écrit l'acte, soit encore du copiste (jui l'a transcrit plus tard. La chancellerie de (Hiarles le Chauve s'est trompée fréquemment dans le calcul des années du règne de ce i)rince en Lorraine, qui ne constituaient peut-être à ses yeux qu'un élément sans importance de la date de temps-. Ajoutons ([ue Charles le Chauve n'organisa pas une chancellerie spéciale pour la Lorraine ; ce fut celle qui fonctionnait déjà pour la France qui fut chargée des diph'imes concernant le nouveau royaume, comme elle eut plus tard à expédier les actes délivrés en faveur de l'Italie. Charles le Gros n'aura également qu'une chancellerie, qui fonctionnera pour les diirérents Etats dont il deviendra successivement le souverain.

A la difl'érence de son frère, Louis le Germanique ne s'était pas fait sacrer roi de Lorraine 5, et il ne compta pas non plus ses années de règne dans ce pays. Les seules exceptions à cette règle sont fournies i)ar deux actes que Louis rendit à Metz, les 28 et 25 novembre, le premier en faveur de Saint-Arnoul, le second pour Sainte-Glossinde ^. Ils portent l'un et l'autre : « [anno] adeptionis regni Lotharii VI ». Le roi de Germanie partait donc pour le décompte de ses années de règne en Lorraine, non de la mort de Lothaire, mais du traité de Meerssen 5. On remarquera qu'à cette date de novembre 870 l'empereur était mort ; c'est probablement par égard pour son neveu, avec lequel il tenait ii rester en bons termes, a qui même il rétrocéda, en 872, sa part de la

en faveur de Saiii'-Miliiel, le 2O juin 877 (B. 181O), ne porte pas les années de rèfjne de Charles en Lorraine. B. 17G1, 1762, 1816 et 1817 sont les seids diplô.iies de Charles le Chauve pour la Lorraine (pii nous soient parvenus. — L'indication des années de rè(jne de Charles en Lorraine manque dans un certain nonihre d'actes, sm'lout à partir du jour où, ce prince ayant été couronné empereur, ses dipl()incs portèrent s(^s années d'empire.

1. Voir H. II. Fi:, t. VIII, p. G:5a, n. /i, p. n/^f), n. a, p. (153, n. l>.

2. Un seid diplôine porte (m chitlVe trop élevé d'une unité ; dans onze autres, au contraire, le chiffre est trop faible. Nous avons cimi dipki.ues de 877 contresicjnés par lt> notaire Audacer ; trois d'entre eux, dont le diplôme ])oui' Nivelles, indi({uent exactement liuitiènie année du rèijne de Charles en Lorraine, deux autres septième armée. t3u moment qiu' des actes émanant du même no'aire portent inditlcrcmment le chiffre exact ou im chiffre Irop faible, c'est ipie l'on n'attachait auciiiu" iiu[)ortance k cette indication chroniv loi|ique.

'.'>. Du moins ancmie source n'en parle. En février 870, Louis avait rc(;u à Francfort ruonnuaije d'une partie des ijrands de la Lorraine (Ann. Fuld. 870, p. 70). 11 n'est pas douteux (pi'après le traité de Meerssen le roi de Geiinanie se lit prêter serment par tous ceux de ses nouveaux sujets (|ui n'avaient pas encore accompli celte formalité.

/(. B. M. 1473 et \[\']l\. Le second de ces dipl(iin(>s est très suspect, mais il a dit être fait d'après im acte authenti([ue.

.".. Sn.KiM., rteitni-iie sur /)if)/»>ii(iti/,\ Il (S/f. W. .1/,-., t. XXXIX. |.. i-j',). croyaiil à t')rt ([ne ces diplô.iies étaient de 874, eu avait conclu ipie le point de dé|>arl des années <\c rè(|ne di; L)uis le (iermaniinc en Lorraine était la mort de ijotliaire, ci non le Irailc de Meerssen.

Page 1