Ibid.; cf. Ann. Bert. 87O, p. i
4. Sur la bataille d'Aiidernach, voir Ann. Bert. 87G, p. i23 ; Ann. Fuld. 876, pp. 88-8y ; RÉGiNo.N, Chronicon 876, p. 112; Ann. Ved. 87G, éd. Dehaisnks, pp. 2 y 4-2 y 5 ; Ann. Hildesheimenses, Weissenhurgenses, Priunienses, Aqiienses {SS., t. III, pp. 5o-5i, t. XV, p. i2yi, t. XXIV, p. 30); Folguin, Gest. abb. Sith., cli. 8a {SS., t. XIII, pp. 62i-(>22). Le Chronicon S. démentis Mettensis croit qu'une cûiisù(iueuce de la défaite de Charles à Andernach fut de faire pertlre à ce prince la moitié qu'il possédait de la Lorraine. Il ajoute (pie l'empire revint alors à Aix-la-Chai)elle et qu'à partir de ce moment les rois de Lorraine furent empereurs romains {SS., t. XXIV, p. 4y7). Sur cette bataille, voir Dumm- LKH, t. III, pp. 33-38. MoNoi), De l'Opposition des races, etc. p. 11, se trompe en disant que Chai-les fut battu par ses neveux.
5. Les Ann. Ved. indiquent par erreur le 7 octobre, et les Gesta abb. Sith. le 6 avril. Outre les Ann. Bert., Fald., Pruni. et Hkgino.n, on trouve le jour de la bataille indique par le Kalendarium Laureshanwnse (.\do.ms Murtyrohyiiuu, éd. Rosv^'EYD.\, a» partie, p. (Jy3J et par un Necrol. lotharinij. s.rr. IX {X. A., t. III, p. 137).
G. Ann. Ih-rl. 87G, p. i33.
7. I^a plupart des historiens anciens, et Hincmaii hii-mt^me. blâment l'injuste entreprise de Charles contre ses neveux. H en entendu, les historiens allemands sont unanimes i\ récriminer contre l'insatiable arid)ilion de l'enipi-rem-. Oiielques écrivains frani^ais api)riiuveiit
LOUIS LE JEUNE BAT SON ONCLE A ANDEBNACH (87G). [\l^
d'ajouter qu'il ne renouvela pas la tentative qui venait d'échouer de cette façon piteuse. De Liège, il se rendit lui-même à Antenai, puis à Douzy, l'evint ensuite à Antenai, d'où il convoqua les grands à son plaid, qui devait se tenir à Saumoussay le quinzième jour après la Saint-Martin. La vinrent se présenter à lui quelques seigneurs lorrains, jadis sujets de Louis le Germanique, qui s'étaient déclarés pour Charles, quand ce prince avait envahi les Etcits de son frère. Après la bataille d'Andernach, ils quittèrent la Lorraine et vinrent demander un asile à Charles. Celui-ci, pour les dédommager des biens qu'ils avaient abandonnés, concéda aux uns des abbayes entières, aux autres des bénéfices pris à l'abbaye de Marchiennes, puis il les congédia '.
L'empereur devait s'estimer heureux que son vainqueur ne lui eût pas fait payer son agression, en venant l'attaquer dans ses propres Etats ^. Louis ne chercha même pas à poursuivre son oncle. Il vint jusqu'à Aixla-Chapelle, où il resta trois jours, prit les mesures qu'il jugea convenables, puis rebroussa chemin jusqu'au Rhin. A Coblenz il eut un entretien avec son frère Charles, venu d'Alamannie. Les deux princes
ou essaient de justifier ce dernier. D'après Mourin, Les Comtes de Paris, p. 82, Charles a eu raison d'avoir a-quIu étendre ses Etats jusqu'au Rhin, leur frontière naturelle. Zkller trouve (Hisl. d'Ail., t. II, pp. iSg-iGo) qu'Aix-la-(]hape]]e, capitale de l'empire carolinçjien, devait revenir à Ghai-Ies le Chauve, et d'autre part (p. 160) il se garde de dire que l'empereur a été battu à Andernach : « Arrivé près d'Andernach, il (Charles) rencontra inopinément le roi de Franconie, Louis, à la tête de Saxons et de Francs orientaux, et il fut obligé au moins de respecter le territoire de Mayence qui avait toujours appartenu depuis le traité de Verdun aux rois de Germanie. » Cette façon d'escamoter les faits se passe de commentaires. Quant à Bonvalot, op. cit., t. I, p. 5, il a renouvelé, nous ne savons à l'aide de quels documents, l'histoire de ces événements. D'après cet auteur, la partie de la Lorraine, cédée à Louis II par le traité de Meerssen, s'accommodait mal du joug allemand. Elle fait par l'intermédiaire de ses états généraux appel à la France. Charles le Chauve s'en rend maître et recule la frontière jje son royaume jusqu'au Rhin, sa limite naturelle. Louis III, se prévalant de ce que, dans un partage avec ses frères (872 et 876), cette partie de la Lorraine était tombée dans son lot, l'envahit, et la victoire d'Andernach lui permet d'imposer à Louis le Bègue la convention de Fouron (877). La division de la Lorraine en deux morceaux, instituée par le traité de Meerssen, est alors rétablie. — Il est difficile d'imaginer une ignorance plus complète des faits.