Ann. Berf. 870, 876 et 877, pp. 127, 128 et i3o
2. Ces deux prélats souscrivirent la charte rendue en faveur de l'abbaye française de Flavigny par Jean VIII et les évèqiies du concile de Ravenne (Mansi, t. XVII, col. 342). Ce document est dalé du VI des kalendes de décembre, mais il faut lire septembre, le concile ayant été tenu dans le courant d'août.
3. Zeumer, Fonniilie, p. 4ii- Ce ne fut pas ce clerc, mais un certain Jérôme, qui devint évêque de Lausanne. Ce prélat eut d'ailleurs quelque peine à conserver son diocèse, par suite de l'hostilité de Charles le Gros, qui avait un double motif de lui en vouloir : Jérôme avait pris la place que le roi destinait à un autre et, de plus, avait assisté au concile de INIantaille qui reconnut Boson pour roi. Pourtant, grâce à l'intercession de Jean VIII, Jérôme finit par rentrer en possession de son évèché, d'où Charles l'avait chassé. Voir sur celle affaire les leitres du pape Jean VIII à Charles, à Liutward et à Thierry, archevêque de Besançon, J. E. 33i5-33i7, Mig^k, t. CXXVI, coll. goi-903 ; cf. Imbart de la Tour, op. cit., pp. i5i-i52. Cet auteur semble, p. go, faire de Salomon un sufFragant de l'archevêque de Besançon, alors qu'il l'était du métropolitain de Mayence.
4. Meurisse, Histoire des évêques de Metz, p. 279, avance d'abord que Charles le Gros eut la partie de la Lorraine échue à son père ; puis, quekpies lignes plus bas, oubliant ce qu'il vient de dire, il prétend que Louis le Jeune se trouva maître de toule la Lorraine, après s'être fait céder par ses cousins la moitié occidentale du pays. D'après Ranke, Weltgeschichte, Vinr Th., i'- Abth., p. 2^5, Charles ayant eu toute l'Italie, abandonna la Lorraine à Louis. Gariel, qui ignore les données de l'hisloire, attribue {op. cit.. Il" partie, pp. 265-26G) à Charles le Gros des monnaies d'un roi Charles, frappées à Aixla-Chapel.'e, à Cologne, à Dinant, à Thuin et à Gand (en France !), monnaies qui doivent
4'i8 LA LORRAINE PARTAGEE ENTRE LA FRANCE ET l'aLLEMAGNE (8C9-879).
Ce prince, tout en s'occiipant de récjlor avec ses fi-ères cette question de la Lorraine, avait eu ii négocier avec son cousin et homonyme. Louis le Hè(jue, craignant que le roi des Francs orientaux ne lui fit expier les ontre[)rises injustes de Charles le Chauve, lui envoya, h j)eine monté sur le trône, une ambassade ; elle devait assurer Louis le Jeune ([ue son cousin n'était pour rien dans les atta([ucs de son père, et solliciter la conclusion de la j)aix. Louis le Jeune reçut avant Nofil les envoyés du roi de France ' ; nous Ignorons ([uellc réponse ils rapportèrent h leur maître, mais aucun traité ne fut signé alors, comme le prouvent et les lettres de Jean VIII aux deux Louis pour les exhorter à faire la paix*, et la deuxième ambassade envoyée par le Bègue ;i son cousin. Celle-ci ne partit prol)abIement que pendant le concile tenu à Troyes en 878, lors- ((u'il fut certain que le roi des Francs orientaux, invité par le pape à y venir', ne se dérangerait pas. Disons en passant que parmi les prélats <[ui prirent part aux travaux du concile figuraient les archevêques Thierry de Besançon, Aurélien de Lyon et Ottranne de Vienne, ainsi que les évêques Arnaud de Toul et Jean de Cambrai''. Ni Francon de Liège, ni
revenir pour la plupart à Charles le Gliauve, sauf celle de Cologne. — Il y a un point sur le(iuel les historiens ne s'accordent pas : à ([iii ap])arteiiaienl Metz et la région avoisinante ? (jalmet, t. I, col. 77.5, se fondant sur le passage des Ann. Bert. qui mentionnent à 87() (p. i34J le passage de Charles le Gros à Melz, après l'entrevue (pi'il avait eue à Coblenz avec son frère, altribue -Metz au roi de Souabe ; Digot, Histoire de Lorraine, t. I, p. 145, veut que Charles ait eu les cantons de la Lorraine qui a voisinaient la ville de Metz. L'Histoire de Metz, t. I, p. 632, affirme au contraire que cette ville appartenait a Louis, comme le prouve le diplôme par lequel il accorda au clergé de MeiZ le droit, d'élire révè([ue. Robert, Etudes iiainisinatiqiies, etc., pp. 207-208, donne à Louis le Jeune un denier de Metz et un de Marsai, et, pp. 209-210, il reconnaît que Louis était maître de Metz, que Charles n'eut celle vjlle qu'en 882. Il a cependant le tort de siqiposcr (jue des deniers royaux d'un Charles ont été émis à Metz par ce dernier prince, à ipii il reconnaît justement un denier impérial. Nous avons vu plus haut que d'après Gariel les deniers de Metz et de Marsai auraient été frappés par Louis III de France, et que Louis de Saxe ne se serait emparé de Metz qu'un peu avant la mort de son cousin. Engel et Serrure, op cit., t. I, p. 2G1, acceptent pour ces deux pièces l'altriljution de Robert.
1. Ann. Fuld. 877, j), 90. D'après la Rescriptio, déjà citée, de Salomon, évèipie de Constance (Zeumer, Fonnulu', p. 421), les trois fils de Louis le Germanique avaient envoyé ensemble et séparément des ambassadeurs à leur cousin, pour l'assurer de leurs sentiments pacifi(|ucs, et Louis le Bègue leur aurait fait de son côté des |>rotestations analogues. Lai'Ôtke, op. cit., p. 889, avance (lu'un des premiers actes de Louis le Bègue fut de restituer ii Louis III de Germanie la part de l'héritage de Lothaire II (pie Charles le (diauve s'était attribuée contrairement aux conventions de l'année 870. Lapôthe renvoie, n. 2, aux Ann. Bert. 877 et aux Ann. Fald. 878, (pii ne disent rien de jjareil. Il est d'ailleurs invraisemblable (pi'après la défaite d'Andernach, Charles eût conservé ([uelquesuns des territoires de la Lorraine orientale qu'il avait occupés. (Voir ci-dessus, j). lii-],i\. 2.)
2. Lettres d'avril-mai 878, J. E. :{i37, ;{i38, Micne, t. CXXVI, coll. 7C7-7O9 et 7G9-770.
3. J. E. 3i38 et 8178 (Migne, t. CX.WI, coll. 7C9-770 et 78()). Cf. lettres de Jean VIII à Carloman (J. E. 8189 et 8ir)8, Mig.ne, t. C.KXVI, coll. 770 et 785), à Charles le Gros (J. E. 8172 et 32or), Mig.\e, t. CXXVI, coll. 78J), ainsi qu'aux archevêques de .Mayence, de Cologne et de Trêves. (J. E. 8174, Mig.ne, t. CXXVI, coll. 788-784).
4. Le privilège de Jean VllI pour Saint-Gilles, du 18 août 878, (pi'ont souscrit les pères du concile porte les signatures des trois archevè((ues de IJ-sani^on, lic I..yon el de Vienne, et de Jean de Cambrai (J. E. 8179, Mig.nk, I. C.KXVl, coll. 794-79r>). l'ar contre, au bas des actes du concile le nom de ce dernier prélat ue ligure pas, taudis ipi'on trouve ceux d'Arnaud, évè(|ue de Toul, cl des ari'hevè(pics (pie nous vcuon» de ciler (Ma.nsi, I. XVII, tippendi.r, col. 188).