lin. FtihI. 879, p
/(. DliMMi.Ku, t. III, |). 119, 11. 1, (MueL celte liy,iollièsc, mais avec ({uelques réserves; il se (Icinande s'il ne ^'al|irail pas des ambassadeurs envoyés en Fiaïu'e avec (î.)zlin par Louis le Jcmii', ;]|(irs ([iii' ce prince clail tli'jà tle reloue à l'i.nncrorl.
LA LORRAINE OCCIDENTALE CÉdÉE A LOUIS LE JEUNE (879). 437
elle d'avoir été trompés, lui dépeignirent la situation critique où ils se trouvaient, du fait que Louis les avait abandonnés. Sur les instances de sa femme, le roi décida ds renouer avec Gozlin et Conrad : ceux-ci obtinrent de Louis que ce prince leur donnât des otages et les fît accompagner d'ambassadeurs chargés de raffermir le zèle de leurs adhérents. Ainsi escortés, ils retournèrent en France, commettant mille déprédations sur leur passage. Ils annoncèrent à leurs amis que Louis arriverait avec une puissante armée, dès qu'il aurait arrangé les affaires de Bavière ' : Arnulf, bâtard de Carloman, profitant de ce que son père agonisait, s'était emparé d'une partie de son royaume ; il fallait que Louis 1j Jeune ; e hâtât de mettre ordre à cette tentative^.
Quand Hugues l'Abbé et les autres conseillers des fils de Louis le Bègue surent que le roi des Francs orientaux renouvellerait sa tentative, ils jugèrent prudent de faire couronner et sacrer non seulement le jeune Louis, mais aussi Carloman son frère, quoique leur père, en mourant, n'eût désigné que l'aîné pour lui succéder. La cérémonie eut lieu à Ferrières ; ce ne fut pas Hincmar, mais Anségise, archevêque de Sens, qui sacra les deux jeunes princes'. Quelque temps après, en octobre, Louis et Carloman se rencontrèrent h Orbe avec leur cousin Charles le Gros +. Quel était le motif de cette entrevue? Qu'y fut-il décidé? Les deux rois de France demandèrent-ils à Charles son appui contre l'attaque prochaine de Louis le Jeune ? S'occupa-t-on de Boson, qui allait, si ce n'était déjà chose faite, recevoir à Mantaille la couronne de Provence ? Nous ne savons >'. Charles, après avoir dit adieu à ses cousins, prit le chemin de l'Italie, que lui avait abandonnée son frère Carloman ^.
De son côté, Louis le Jeune avait reçu la Bavière au début de 879, ou tout au moins la promesse d'en hériter à la mort de son frère?. Les intrigues d'Arnulf obligèrent Louis, nous l'avons vu, à retourner en Bavière dans le courant de 879. Il s'y conduisit en maître, et obligea Carloman à lui abandonner le gouvernement du royaume ; Arnulf dut se contenter du duché de Carinthie. Le malheureux (Carloman, ainsi dépossédé par son frère, qui lui laissa un certain nombre d'évêchés et d'abbayes ^, pour sa subsistance, végéta encore quelques mois ; il mourut le 22 mars ou le