‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 441 sur 764 · Voir ci-dessus, p. 460 et n · texte numérisé non relu

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4. « Hludowicus, Hludowici régis Germanise filius, inutilité/' sibi et ecclesise ac regno vivens, morti succubuit », dit Hincmar, Ann. Bert. 882, p. i52.

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avait iloiiiié eles preuves il'éneiHjie, de comiuje et de modération même, au début de son rètjn;' ; mais sa conduite presque inhumaine à l'égard de son fr^re Garloman, ses tentatives pour (léj)ouiller deux jeunes princes auxi[ucls il avait garanti par un traité l'héritage de leur père, méritent d'être condamnées : ce sont là des fautes que rien ne saurait excuser. Ses deux fils l'ayant précédé dans la tombe, sa succession revenait à son plus jeune frère, Charles le Gros, déjà roi de Souabe et d'Italie, et em[tereur depuis le mois de février 881. Charles se trouvait donc maître de tout le royaume qu'avait eu son père en 843, et des deux tiers de l'empire de Lothaire l^"^ : seules la Provence et une petite partie de la Bourgogne lui échappaient. Presque tous les territoires dont Lothaire II avait été le souverain se trouvaient maintenant réunis sous la domination <\\x plus jeune des fils de Louis le Germanique.

Il y avait eu pourtant en Lorraine une tentative séparatiste. Après la mort de Louis le Jeune, des grands de la partie du pays qui avait appartenu à Charles le Chauve et que le roi défunt s'était fait céder en 87g, se tournèrent vei-s Louis III et voulurent le reconnaître pour roi. La victoire <le Saucourt avait donné à Louis III un grand prestige, et les grands de Lorraine, en se donnant ii lui, espéraient sans doute qu'il les débarrasserait des Normands. Nous avons vu que Charles le Gros avait promis à ses cousins, peut-être lors de l'entrevue de Gondreville, en 880 ', de leur rendre la moitié de la Lorraine que son frère leur avait enlevée ; une convention avait été conclue entre lui et les fils de Louis le Bègue ^. Les conseillers de Louis III l'engagèrent à en respecter les clauses, qu'il avait fait le serment d'observer, c'est-à-dire à attendre que Charles le Gros, conformément à ses promesses, lui restituât la Lorraine occidentale. En conséquence, le jeune roi des Francs de l'ouest déclina les ofTres que lui avaient faites les grands de cette contrée 5. Toutefois, il leur envoya une armée commandée par le comte Thierry, avec mission de les aider à combattre les Normands +. Nous ne savons pas, d'ailleurs, quel fut le résultat de cette expédition.

Cependant, Charles le (iros se décida vers la fin d'avril à ([uitter l'Ita-

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