RÉGiNON, Chronicon 888, p. i3o
l\. Ann. Ved. 888, p. 33 1. Ces Annales se trompent certainement en avançant que les habitants des contrées situées au delà du Jura et voisines des Alpes, réunis à Toul, firent consacrer roi Rodolphe, neveu de Hugues l'Abbé, par l'cvèque de cette ville. On serait tenté de rejeter complètement ce récit, si un diplôme d'Arnulf {)Our l'éqlise de Toul, du 2 février 8(j3, ne disait pas formellement qu'Arnaud s'était jirononcé i)oiu- un usurpateur : « Notum enjo sit omnibus sanctte Dei ecclesiai fldelibus, prœsenlibus et futuris, quatenus Arnaldus Tullensis ecclesiœ episcopus postposito nostrœ dominalionis reqimine, alterius se miscuit societate, qui rcqni nostri jura, modico (piamvis intervallo, subripuit. » (B. .M. i833, Calmet, t. I, coll. 323-324). Ce doit être de R()dol|)he qu'il est (piestion ici, et non de Guy. Ce dernier serait venu juscju'à Metz d'après Liudph.v.nd, évê(jue de Ci-émone, écrivain du x« siècle, ([ui raconte même à ce propos une amusante anecdote, pour expliquer ce <iui détermina les Francs à ne pas élever sur le trône le iluc de Spolète et à lui préférer Eudes (Anf(i/)od()sis, liv. I, ch. iG, p. ll^). Ihic tentative faite par (iuy, (]ui était ori()inaire de la Lorraine, pour s'em])arer de ce royaume, n'aurait en soi rien d'in\ raisemblable, mais comme aucun écrivain contemporain n'en parle, on doit la rejeter. D'ailleurs, le récit de LiUDi'UA.M) prouve (pie (îuy visait la couronne de France el non celle de Lorraine, puisque c'est Emles (pi'il présente comme le compétiteur du duc de Spolèle. Ni Calmkt, t. I, col. 799, ni DiJMMi.Kr», t. III, p. 3i5, n. 2, ni Faviik, p. 88, n. /;, n'admettent le récit de Lu'dpRANu. L'f/inloire de .Metz, t. I, p. 6/17, Wknc.k, Die Er/iehumj Arntil/s, p. r>3, n. 81, Pi- GOï, Histoire de Lorraine, t. I, p. i5i, Kalckstkin, Cesvhiclite des J'ranzœsischen Kieniijtkiinis, p. 53, croient au contraire que Guy alla jus(pi'i\ Metz. La venue de Rodolphe à Toul est acceplée par Gagkkn, .\rnulji iniiieratoris l'itn, p. 5y; et W'aitz, D. Vil,, t. V, p. 28 el n. 3, admet (pie ce personnage fui coLU'oruu' dans celle ville.