C'est l'opinion de Wittich, op. cit., p
5(»4 LA LORRAINE RKIJNIE TOUT ENTIÈRE A l'aLLEMAGNE (879-895).
de 8()3, avant le cari^ine, une courte apparition dans la vallée de la Moselle '. Poussa-t-il jiis(pi'h Metz ? Nous ne savons, mais on le trouve le 2 lévrier il Flor.MUjo, pl•^s de Tliionville ^, le 7 ;i Trêves'; le 11, il était déjà à IncjelluMin, près de Mayence h Sur sa route, les évoques lui firent de (jrands présents, et en revanche il leur accorda, ainsi qu'aux abbayes, de nombreux diplAines5. L'un de ceux-ci, restituant à l'éfjlise de Toul les abbayes Saint-Evre et Saint-(jîermain, nous apprend (pie l'évéfjue Arnaud, qui les avait perdus en 888, pour avoir favorisé la tentative de Rodolphe, venait de rentrer en grftce. C'est très probablement un peu après ce voyage d'AinuU', en mars ou en mai 8(j3, que se tint à Metz un concile de la province de Trêves. Radbod, le métropolitain, présidait, assisté de ses suffragants, Robert de Metz, Arnaud de Toul, Dadon de Verdun, d'un abbé Etienne, qui est vraisemblablement celui de Saint-Mihiel, le futur évêque de Liège, de nombreux prêtres, ainsi que de comtes et de nobles laïcs. Différentes mesures Curent prises h ce synode, pour tâcher de réprimer les violences et les abus de toutes sortes qui se commettaient dans la province^.
1. RÉGiNON, Chronicon 898, p. i4i. — En 892, Arnuif n'élait pas venu en Lorra'ne. Le 25 avril de cette année, étant à Ualisbonne, il rendit, à la prière des chanoines de Saint-,\rnoul de Metz, prii're (pie lui avait transmise leur envoyé Héijinard, deux diplômes en faveur de leur abbaye. Par l'un d'eux, il concédait en tonte propriété dix manses à Ars-sur-Moselle (Lorraine, Melz, Gorzc) dans le pdijus et le comté de INIetz ou de Scarponne ; par le second, il leur accordait la jouissance immédiate de terres situées dans la même localité, dans le comté de Metz et de Scarpoiuie, terres (pi'.l avait auparavant (B. M. 1774) données au médecin Amand, à la condition (pi'après la mort de ce dernier elles revinssent à Saint-Arnoul (B. M. 1820 et 1821, Histoire de Metz, t. III, preuves, pp. A9 et l\%).
2. Ce jour-là, il rendit un diplôme restituant à l'église de Toul les abbayes Saint-Evre et Saint-Germain, conûscpiées jadis sur Arnaud, évèque de Tou', pour le punir d'avoir ei brassé le parti d'un usurpateur (B. M. i833, C.vlmet, t. I, col. 323).
3. Le 7 février, Arnuif, sur la prière de Radbod, archevêque de Trêves, conQrme aux chanoines de l'éylise cathédrale de celte ville l'ensemble de leurs possessions (B. M. i834, MR. UB., t. I, "no i32).
4. Le II, à la prière de l'archevêque Hatton (de Ma3ence), il affecta à l'usage exclusif des chanoines de Saint-Maximin différents domaines de cette abbaye, il s'interdit à lui-même et défendit h l'abbé de rien exiger des chanoines en sus de la « benedictio » (pie ceux-ci doiveul à leur abbé ; en outre, il décida que les dîmes saliipies (celles qui étaient dues au roi) seraient employées à l'entretien des hôtes, des pèlerins et des pauvres (B. M. i835, MR. UB., t. I, 11» "i33).