RÉGiNOiN, Chronicon 893, p. \l\i
6. Mansi, t. XV'III, coll. 77-82. La « pr.Tefatio » des actes du concile porte DCCGLXXXVllI. mais il est préférable de lire DCr.CLXXX.XIII. La situation de la Lorraine au 1" mai 888 ne permet pas d'admettre qu'un concile ait été tenu k Metz à ]>areille é|)0(pie, car c'est i\ ce moment ([ne se produisit la tentative de Rodolphe jwur s'enq)arer du pays, .\rnaud, <pii s'était déclaré j)0ur ce préteiulant, n'aurait pas assisté à un concile dont les membres reconnaissent l'autorité d'Arnulf (cb. 1) et ordonnent des prières pour lui (ch. 9). Nous acceptons donc la date de 893 |>ro|)osée par SniMO.M>, Conc.tlii, t. lU, j). 1)89, el par DuMMi.Kii, t. III, pp. 3r)9-3fio et p. 30o, n. i. La date de 888 a été cependant adoptée par Mkukissk, Histoire des éi'éques de Melr, p. 281, Lkui.mz, .1/j/j. inip. orc, t. II, p. 111, Mabillon, Ann. O. S. B., t. III, p. 2G7, Flkuky, Histoire ecc/ésidstique, t. XI, p. 5()5, Calmkt, t. I, col. 768, Hahtziieim, Concitid Uerrnaniie, t. II, p. 38o, l'Histoire de Metz, t. I, p. G45, Hkkicle, op. cit., t. IV, p. 545 et Favhe, p. 174. Ma.nsi, l. XVllI, col. 81, se prononce pour 890, Muiii.iiac.iikk, Retj. Kur., p. ()8(>, pour 89a. I^ahiik, t. IX, p. /tiCt, rcj r<)duil les iiiiinions de Suimom» et île Skvkuinus Bi.nu's, celle-ci en fa\ eiu" de 888, mais
ARNULF PROMET SON APPUI A CHARLES LE SIMPLE (SijA). 5o5
Au mois de juillet 898, Oda, femme d'Arnulf, mit au monde un fils, qui reçut le nom de Louis'. En 894, après une expédition sans grand succès en Italie, au retour de laquelle Rodolphe, roi de Bourgogne, essaya vainement de l'arrêter^, le roi d'Allemigne et de Lorraine tint à Worms une assemblée, à laquelle assistèrent des évêques et des grands de l'un et l'autre pays. Dodilon de Cambrai et Francon de Liège devaient s'y trouver 3. A Worms, Arnulf reçut la visite du jeune Charles +, fils posthume de Louis le Bègue, qui venait réclamer l'appui de son cousin. Charles avait été porté au trône par la majorité des évêques et des seigneurs de la Francia, hostiles à Eudes, et couronné le 2 février 898 à Reims, par Foulques, archevêque de cette ville, un des principaux chefs, avec Baudoin II, comte de Flandre, du parti légitimiste 5. Arnulf, qui tout d'abord s'était montré hostile à l'élévation de son jeune cousin, l'accueillit avec affection et, gagné par ses présents, il le reconnut comme roi de la France occidentale ^, quoique cinq ans auparavant il eût confirmé Eudes dans cette dignité. De plus, il lui donna une armée qui devait l'aider k soutenir ses prétentions. Une partie tout au moins des troupes fournies k Charles était lorraine, car on voit auprès de ce prince, en
il ne dit pas à laquelle des deux il se rallie. Une raison invoquée par Mansi pour rejeter 888 n'a aucune valeur, il faut le reconnaître : le concile de Mayence tenu en 888 nous apprend, dit-il, que l'évêque de Verdun s'appelait Dellimar, tandis qu'au concile de Metz on voit figurer un évèque de cette ville appelé Dadon. En réalité, c'est bien Dadon qui a assisté au concile de Mayence ; son nom nous est parvenu défiguré par la négligence ou l'ignorance d'un scri')e. La supposition de l'Histoire de Metz, t. I, p. 6/i5, n. a, que l'abbé Etienne est celui de Saint-Mibiel, le futur évèque de Liège, nous paraît vraisemblable.