Cont. Ratisb. 8g.5, p. i25, Réginon, ibidem
6. La date de l'ouverture du concile, 6 mai, est donnée par le Concilium Tribiiiv'ense, Prologiis B (CC, t. II, p. 209 ; le Prologns A., p. 210, indique seulement le mois), et le lieu où se réunit le concile est fourni par les deux Prologi, pp. 210 et 2:1, par les Cont. Ratisb. 895, p. 126, et par Rkginon, Chronicon 896, p. i43. On trouve Arnulf à Tril)ur du 5 au i4 mai (B. M. i855-i857); le 25 il est déjà à Worms (B. M. i858). Les noms des évèques présents se trouvent dans le Prologns B, et à la fin des actes du concile (ce, t. II, pp. 210-21 1 et 246). Odilhald d'Utrecht et Francon de Lièqe qu'indique le prologue n'ont pas souscrit les actes du synode ; il en est de mèms de deux évêques saxons, Wibert de Verden et Wulfiielm de Munster. D'après Trithemius , Chronic .n llirsnugiense, t. I, p. 49, Ludelme, évèque de Toul, les abbés Réginon de Prùm et Hilduin de Lobbes auraient assisté au concile de Tribur ; les Miracula et translatio S. Bertie, ch. 5 (SS., t. XV, p. 505) y font venir aussi Rotrude, abbesse d'Erstein. Les évè(pies lorrains nous sont déjà connus, sauf Ingrim ou Iring (les actes du concile donnent ces deux formes) évèijue de Bàle, sur lecjuel nous ne savons rien. Sur la suite des évèipies de Bàlcauixc siècle voir Fi.vla, Nomina canonicorum basiliensium aus dem Verbruderungs-
HlO LA LORRAINE RKUNIK TOUT ENTIKRE A l'aLLEMAGNE (879-895).
Iiiir. Elles s'a[»|)li([ii(Mit aux sujets les plus diveis et touchent à une foule (le points de lu discipline ecclésiastique.
C'est peut-tHre h. 'l'ribur que se termina la deuxième j)liase d'un procès dont nous avons déjà raconté la première. En 80^, Nicolas I*"" avait soustrait le diocèse de Brème ;i la supi'ématie du métropolitain de Cologne pour le réunir à celui de llamhourq". lAimbcrt, ({ul occupa ce dernier siège de 805 à 888, n'eut, ;i ce ([u'il seml)le, aucun démêlé avec Willil»erl, qui avait reniplacé (juullicr au dél)ut de 870^. Son successeur, Atlalger, fut moins heureux ([ue lui. Herimann, devenu archevêque de Cologne en 890, allait en elTet rouvrir l'affaire. A peine avait-il obtenu d'Étienue V (VI) le /)alliiuii, que lui et ses sufïragants adressaient au j)ape une réclamation relativement à Brème, dont ils demandaient le retour sous l'obédience du métropolitain de Cologne >. Etienne répondit ([u'il ne pouvait se prononcer avant d'avoir entendu les deux parties. Il invitait en conséquence celles-ci h venir plaider en sa présence leur cause +. Adalger se rendit à Rome, Herimann y envoya ses représentants, mais ne leur donna que des pouvoirs limités : dans ces conditions, le pape ne crut pas devoir prononcer de jugement, et l'affaire en resta là 5. Herimann ayant adressé au Saint-Siège une nouvelle réclamation^, Etienne décida alors de faire instruire l'affaire en Allemagne même. Un concile devait s'y tenir à Worms, le i5 août 891 ; Herimann et Adalger y assisteraient, et le soin d'instruire l'affaire serait confié à l'archevêque de Reims, Foulques, complètement désintéressé dans le débat qu'il s'agissait d'apaiser. L'archevêque de Mayence, Sunderold, assisterait d'ailleurs à l'enquête, dont le résultat serait envoyé au Souverain Pontife. Celui-ci se réservait de rendre la sentence. Tel fut le parti auquel s'arrêta Etienne, et il envoya des instructions en ce sens à Foulques 7,
buch der Ahtei Reichenaii {Anzeiger fiir schweizerische Geschtchte, Neiie Folge, l. IV', pp. io4 et suiv.). Au sujet du concih de Tribur, consulter Wasskrsuileben, Beitriege sur Geschichte der uorjralin'iisclien Kirchenrechlsquellen (pp. aS et suiv.), Phillips, Die (/rosse Synode von Tribur (SB. W. A/c, l. XLIX, pp. 718 et suiv.), DOmmler, t. III, pp. 39.') eL suiv., Krause, Die Arten der Tribarer Synode 895 (N. A., t. XVII, pp. 49- 82, 281-320, et t. XVIII, pp. 411-4^7).
2. Du moins la Vita Riinberti ne uiciilionne-t-cile riea de semblable.
3. Nous ne connaissons la demande d'Herimann ipie par la réponse du pape (.1. L. 3458, Floss, Papstwald, Urkunden, p. 120). Adalcjer s'était de son côlé i)lainl à Etienne cpi'Herimann menaçait les privilëcjes de son église (ibid.).