Voir J. L. 3470, Floss, p
7. Voir lettres d'Etienne V (VI) à Herimann et à Foulques, de mai 891, de Formosc î» Herimann de 8g;! (J. L. 3470, 3471 et 3483, Floss, pp. 117-iig, Flodoahd. //. /{. A"., liv. IV, cil. I, I. Il, p]i. 4:'.2-4a3, et Floss, p. 128. Le Souverain Pontife anniinçait i\ Hcrimaïui par une auti-e le li'c, ('gaiement de mai 891, ([ue conformément à sa demaiule il lui euvinail îles rcli(pii's pour remplacer celles ([ui avaient été détruiles lors île l'incendie îles églises (par les Noi'mands), et il confirmait à l'église callié Irale de Cologne la possession des (-glises, m:)nasléres, domaines et ili.nes (|iii lui apiiarlenaicnl (J. L. 34<'>9, Floss, pp. i:i3-i'jt)).
HERIMAITITHe COLOGNE REVENDIQUE l'ÉVÈCHÉ DE BREME (890-893). 5l I
Ce dernier en clennarMl* de plus complètes à Formose , successeur d'Etienne, et il le fît à deux reprises, sans obtenir de réponse'. Le nouveau pape avait d'autres vues. L'affaire devait, d'après lui, être soumise à un concile, que présiderait l'archevêque de Mayence. Ce concile, après avoir examiné et discuté la question, enverrait au pape son rapport, mais ne déciderait rien. Les archevêques de Cologne et de Hambourg se rendraient ensuite à Rome avec les envoyés du concile*. Celui-ci se réunit à Francfort, en 892, peut-être dans le courant de novembre, sous la présidence de l'archevêque de Mayence, Hatton, et déclara que Brème dépendait régulièrement de Cologne 3. Adalger ne s'était pas présenté au concile de Francfort, et à plus forte raison il n'alla pas à Rome + ; Herimann ne s'y rendit pas non plus, prétextant son état de santé, mais il se fit représenter par quelques-uns des membres de son clergé >'.
Voici quelle fut la sentence de Formose. Tant que les archevêques de Hambourg n'auraient pas créé d'évêchés dans les territoires occupés par les païens, ils conserveraient le diocèse de Brème ; ils auraient d'autre part le devoir de venir en personne ou d'envoyer leurs délégués aux synodes de la province de Cologne. A partir du jour où ils posséderaient des sufTragants, Brème reviendrait a Cologne, qui recouvrerait son bien*. La décision du pape était juste et modérée, tenait compte à la fois des droits incontestables de Cologne, de la situation présente de Hambourg et de l'intérêt supérieur de la propagation du christianisme chez les Scandinaves. Elle fut notifiée à Herimann et à Adalger, mais nous ignorons comment ceux-ci l'accueillirent 7.
D'après une fausse bulle du pape Sergius III, du i" février 906, et d'après Adam de Brème, l'afTaire aurait eu son dénouement au concile tenu à Tribur en mai 896 : k la suite d'un combat singulier, où le cham-
1. Lellre de Foulques à Formose (Flodoard, H. R. E., liv. IV, ch. i, t. II, p. 424)-
2. Lettre de Formose à Herimann de 892 (J. L. 3483, Floss, pp. 127-128); cf. leUres à Adalger et à Herimann de 893 (.1. L. 3487 et 3488, Mansi, t. XVIII, col. 102, Floss, p. i3i).
3. LeUres de Formose à Adahjer et à Herimann de 893 (J. L. 3487, 3488, Mansi, t. XVIII, col. 102, Floss, p. i3i). Les cinq évèques de Lièrje, dTtrecht, de Minden, de Munster et d'Osnabriick afllrmèrent à Francfort que le siège de Brème avait toujours été autrefois soumis à l'autorité des archevêques de Colojne.