‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 490 sur 764 · Mêmes sources. Cf. Favre, Eudes, pp · texte numérisé non relu

Mêmes sources. Cf. Favre, Eudes, pp

4. Selon Gagerx, Arnulfi imperatovis vita, pp. 106-107, Warnkœnig et Gérard, Histoire des Carolingiens, t. II, p. 3i5, et Wittigh, Die Enfstehançf des Herzogthums Lothrinçfen, p. 24, des considérations politiques, au moins autant que l'amour paternel, décidèrent Arnulf à faire de son bâtard un roi de Lorraine ; il voulait confier en des mains sûres ce pays frontière, toujours agité par des discordes intestines et menacé par des invasions. Dummler, t. III, p. 4io, et Muhlbacher, D. G. K., p. 633, trouvent au contraire qu' Arnulf, en cette circonstance , a plutôt consulté l'intérêt de sa famille que celui de l'État, et Muhlbaoiier va jusqu'à dire que cette mesure brisait l'unité de l'Allemagne (s(c!l), comme si la Lorraine était à un degré quelconque une dépendance de ce dernier pays! Zeller, Histoire d'Allemagne, t. II, p. ig4, suppose qu'Arnulf voulait peut-être fixer le sort d'un territoire qui, placé entre la France et l'Allemagne, n'appartenait ni à l'une ni à l'autre.

5. Cont. Rntisb. 8g5, p. 126; Réginon, Chronicon 896, p. i43.

6. Mêmes sources et Ann. Ved. 895, p. 349, Ann. Laubi., Ann. Blandin., Ann. Pram. 895 {SS., t. IV, p. i5, t. V, p. 24, et t. XV, p. 1292).

7. Il est impossible de fixer avec une entière précision la date du couronnement de Zwentibold. Son père se trouvait encore le i4 mai à Tribur (B. M. 1857) et, d'autre part, le nouveau roi i-end déjà un diplôme le 3o mai (B. M. 1904). On pourrait supposer que Zwentibold a été couronné, soit le 25 mai, qui tombait un dimancbe en 896, soit le 29, jour de l'Ascension. Cf. Muiilbaciieii, Reg. Kar., pp. 710-71 1.

HISTOIRE DE lorraine. 33

5l4 LA LORRAINE RKUNIE TOUT ENTIÈRE A l'aLLEMAGNE (87<j-8(jri).

une deuxième en 87G-878, elle avait recouvré son unité en 879'. I^es edbrts de Hugues pour prendre possession de l'héritarje paternel, pour reconstituer la Lorraine en Etat indépendant avaient échoué. Plus tard, l\()dolphe n'avait réussi à fonder un royaume (jue dans le sud-est de la Lorraine, dans la partie de la liourgocjne qui avait relevé de Lothaire II ; il avait en vain essayé de placer la Francia sous sa domination, le pays était resté soumis h. ArnuK". A présent, c'était le roi de Germiinie luimême qui consentait k se dépouiller en faveur de son fils naturel.

Maintenant que l'ancien royaume de Lothaire II avait recouvré son indépendance et possédait de nouveau un souverain à lui, résidant à Aix-la-Chapelle , allait-il retrouver le calme et la sécurité ? Il n'en devait malheureusement pas être ainsi, et les espérances qu'avait pu fonder Arnulf sur l'exécution de son plan ne se réalisèrent pas. La Lorraine n'eut pas à souffrir des attaques des Normands ; mais des révoltes fréquentes con're le nouveau roi, puis une invasion de Charles le Sinqjle désolèrent le pays pendant près de quatre années, et cet état de choses ne cessa que par la mort de Zwentibold, tué en combattant les seigneurs lorrains révoltés. Encore cette mort ne produisit-elle qu'un apaisement relatif, les anciens germes de discorde continuant de subsister, et de nouveaux venant prendre racine à côté des premiers. Si la restauration du royaume de Lorraine ne produisit pas les bons effets qu'on pouvait légitimement attendre de cette mesure, la faute en revient en partie aux seigneurs du pays, turbulents et indiciplinés, en partie à Zwentibold lui-même, brutal, empoi'té et incapable de se gouverner. Arnulf, absorbé par d'autres soucis, n'avait pas trouvé beaucoup de temps pour s'occuper de la Lorraine. Il avait réussi à la délivrer des Normands, mais c'était une tâche plus difficile de ramener l'ordre et la tranquillité dans le pays. Il y serait sans doute parvenu, s'il avait établi sa résidence entre la Meuse et le Rhin, mais son fils, qui n'avait pas ses qualités, ne sut qu'augmenter le désordre et le trouble au lieu d'}' mettre fin.

I. A vrai dire, l'unitc ne fut déQnilivement rétablie qu'en 882, lorsque Charles le Gros, déjà maître de queli[ues cités lorraines, eut acquis, par la mort de Louis le Jeune, tout ce que possédait son tVl-rc des anciens Etals de Lothaire IL

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