‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 560 sur 764 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Lks Lorrains reconnaissent pour souverain Charles le Simple (911). — Inutiles

TENTATIVES FAITES PAR CoNRAD, ROI DES FrANCS ORIENTAUX, POUR s'eMPARER DE

LA Lorraine (y 12-91 3). — La Lorraine reste un royaume autonome; étendue

ET organisation DU PAYS SOUS LA DOMINATION DE ChARLES. Ni RÉGNIER

(TQI-J), ni APRÈS LUI, SON FILS GiSELBERT NE SONT DUCS DE LORRAINE. PlAID

d'IIeristal (91O), — Première invasion des Hongrois en Lorraine (917).

Avec Louis l'Enfant s'éteignait le dernier descendant mâle de Louis le Germanique. A qui allaient revenir ses deux royaumes d'Allemagne et de Lorraine? A Charles le Simple, si l'on ne consultait que le principe de la légitimité '. Le roi de France était alors le seul représentant de la famille de Charlemagne, le seul au moins qui occupât un trône et qui pût entrer en ligne de compte. Mais il était peu ou point connu sur la rive droite du Rhin, n'ayant jamais, depuis sa visite à Arnuif en mai 894, remis le pied en Allemagne, sauf peut-éti-e en 908 ; et d'autre part, il ne s'était pas signalé par des exploits qui pussent attirer l'attention sur lui. Un auteur très postérieur, il vivait à la fin du xv^ siècle et au délnit du xvi^, Aventinus, dit qu'Arnulf de Bavière, Giselbert de Lorraine, Erchanger, Berthold et Burchard de Souabe étaient décidés à appeler Charles ^. Alors môme qu'il ne parlerait pas de Giselbert, qui n'était rien alors, son témoignage ne mériterait pas grande confiance, n'étant confirmé à quelque degré que ce soit par aucun auteur contemporain. Vraisemblablement, personne en Allemagne ne songea sérieusement h élever Charles sur le trône ?. A

1. (r*FLUGK-)IlAnTTu.\G, Die Thronfoltje in Deutschland (F. D. G., I. XVlll, j). lA?). recoiiiiaîl (|iie (^harlcs le Simple clail l'hérilier légitime de Louis l'Enfant, mais il'aprcs lui, rincapacité de Charles aussi bien que l'opiiosition déjà existante entre les yens de laiifjue allemande et ceux de lanijne romane, s'opposaient à ce ([ue les Allemands choisissent le roi de France pour souverain.

2. Aventinus, Annules Bojuruin, p. [\H'i, cité d'après Gkiukkkk, t. 11, p. /»;">(>. ("e dernier auteur croit, mais sans aucun londemeut, (pi'AvEMiNUs avait puisé ce renseii|neuient dans une ancienne source, aujourd'hui perdue.

3. IJiJMMLEiv, t. m, |). ^fj^^, est convaincu (pie personne en Allcinaijne n'eut l'iilée d'otVrir la couronne à C4liarlcs le Simple.

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