B. 1935, 1939 et MR. UB., t. I, n» 3i
4. Les diplômes de 911 à giS ne nous apportent à cet égard aucune lumière nouvelle. .5. Les diplômes par lesquels Charles le Simple restitua en 919 Saint-Servais à l'église
de Trêves nous apprennent que Régnier avait détenu cette abbaye avant son flls, et l'iui d'eux, celui du 9 juillet, dit formellement qu'après la mort de Zwentibold, Régnier s'en était de nouveau emparé (B. 1962 et 1964).
6. Flodoard, Chronicon 922 (t. III, p. 12) et Richer, Historiée, liv. I, ch. Sg, p. 26, nous montrent Giselbert en possession de Chèvremont. Il est vraisemblable qu'il n'avait pas seulement le « castrum » dont parle Flodoard, ni la villa, mais que l'abbaye lui appartenait. On peut supposer que Gsclbert l'avait héritée de son père.
C)o\ LE RKGNE DE CHAULES LE SIMI'LE ((jii-9!>3).
rKiiraiit. l%Mi(laiit li's jiit'mu'i'cs aimées de Gluirlos le Simple il occupe une situation importante, prépondérante même, dans le sud de la Lorraine. Comte de Verdun', ahhé laïc de Saint-Pierre de Metz^ et de Moyeumoutier', Hicuin intervient deux fois pour Saint-MihieU, et une fois pour Drogon5, évéquc de Toul ; il accompagne (Charles en Alsace^, et c'est lui peut-être qui fait monter son parent (?) et homonyme sur le siège épiscopal de Strasbourg v ; enfin dans l'énumération des grands qui assistent au plaid tenu ii Heristal en janvier giO, il vient immédiatement après Wigeric, comte du palais, et, point à noter, avant Giselbcrt, lîls aîné et successeur de Régnier'^. Devons-nous en conclure que le comte de Verdun exerçait dans les i)assins supérieurs de la Moselle et de la Meuse, une sorte d'autorité ducale, analogue à celle que possédait Régnier dans lo nord-ouest do la Lorraine ? Le Liber vitœ de Remiremont mentionne la mort d'un clnc Ricuin 9, mais comme nous le verrons plus loin, ce personnage ne doit pas être identifié avec le comte de Verdun. Nous ne saurions donc rien affirmer en ce qui concerne la nature et l'étendue des pouvoirs confiés à ce dernier. Mais certainement il n'est pas subordonné à Régnier.
Quant à Matfrid, revenu en Lorraine avec Charles le Simple, et mis ou remis en possession du p. Metfensis^°, il est tout à fait au second plan. Dans aucun diplôme il ne figure comme intercesseur. Pourtant, son frère Richier jouissait de la faveur de Charles, comme le prouvent deux diplômes de ce prince pour l'abbaye de Prûm, a la tête de laquelle se trouvait Richier ", et surtout la donation à ce dernier de l'évêché de Liège.
Wigeric, comte du pac/us Bedensis^^, et mari de Cunégoude, nièce de Charles le Simple '5, fut élevé k la dignité de comte du palais '^; il pos-
1. Mentiomié comme Ici dans un diplôme de Zwcnlibold pour les moines de Sainl- Mihicl du i4 août 8(j5 (B. ]\L lyoG).
2. Voir la charte par laquelle il accorde en pn-caire à Remlende des biens de celte al)hayc (^Histoire de Metz, t. III, preuves, p. 50).
3. Lib. (le s. Hilialfi successoribus, ch. G. (SS., t. IV, p. 89). 4- B. 1940 et iy48.
/). On peut le conclure du fait que le diplôme du 12 février, où Ricuin fujure comme intercesseur, est daté de Rouffach en Alsace.