Voir ci-dessus, p. 56G
i3. Voir ci-dessus, p. 58o.
i4- Wiijeric porte le titre de « cornes palatii k dans le diplôme du 19 janvier 91O, (|ui prononce la restitution de Siisteren i\ l'aliltaye de l'rtim. Wiyeric est iiununé en lèle des qraiids qui oui décidi' cetlc restilulion (IL i949)-
WIGERIG. LE HAUT CLERGE, RAUBOD, ROGER, ETC. 6o5
sédait l'abbaye d'Hastières qui kii avait été octroyée par un souverain, nous ne savons lequel, et un diplôme sans date de Charles le Simple, rendu à la prière de Régi\ier, de Robert, le margrave de Neustrie, et d'un autre Robert, ratifie la donation qu'avait faite Wigeric de cette abbaye à l'église de Lièges
Peut-être Wigeric on Witger, d'abord abbé de Gorze', puis devenu évêque de Metz en 917, à la mort de Robert, était-il parent de son homonyme. Nous avons admis également que Gozfrid ou Godefroy, qui succéda à Odbert sur le siège de Strasbourg, appartenait ou pouvait appartenir à la famille du comte du palais ou plutôt à celle de sa femme?.
D'autres comtes, celui de Cambrai, Isaac^, celui de Liège, SigardJ, et, vers la fin du règne, Haganon, sur lequel nous reviendrons plus tard, interviennent à plusieurs reprises auprès de Charles, chacun deux fois. Nous ne parlons que des actes qui concernent la Lorraine et des actes authentiques.
La faveur dont jouissaient les seigneurs ne nous est attestée, le plus souvent, que par leur intercession en faveur d'un évéché ou d'une abbaye, non par les privilèges qu'ils ont reçus eux-mêmes et qui ne nous sont pas arrivés. Le crédit des évêques et des abbés nous est connu, au contraire, et par les actes où ils interviennent, et par ceux qui sont rendus pour leur église ou leur monastère. A cet égard, les archevêques de Trêves, Radbod et surtout Roger, les évêques de Toul, de Cambrai et de Liège et l'abbé de Prûm comptent parmi les plus favorisés. Quatre diplômes ont été rendus en faveur de Cambrai^; Toul en a
1. Le diplôme est vraisemblablement de giS (Cartulaire de l'éjUse Saint-Lambert, t. 1, n» II).
2. Wigeric est mentionné comme abbé de Gorze dans des chartes de 912 et de 914 ^Histoire de Metz, t. III, preuves, pp. 53 et 55). En 910, lorsque l'impératrice Richilde, veuve de Charles le Chauve, fit différentes donations à Gorze, ce monastère avait pour abbé Robert, évêque de Metz (Calmet, t. I, pr., col. 333, Histoire de Metz, t. III, pr. p. 52). Peut-être Robert perdit-il Gorze lors du changement de règne. Le Liber vitse de Remiremont (iV. A., t. XIX, p. 59) mentionne « Wigiricus abbas et primicerius m tout de suite après l'évêque Robert, avant un abbé Lambert et un archidiacre nommé Godefroy.
3. Voir ci-dessus. L'évêque de Strasbourg ne ferait-il qu'un avec cet archidiacre messin qui porte le même nom que lui (mentionné à la note précédente)? La chose est possible, mais nous ne pouvons rien affirmer, ne sachant pas en quelle année ont été inscrits les noms de Robert, de Wigeric et de Godefroy dans le Liber vitse.
l\. Isaac est intercesseur une première fois avec Sigard pour Cambrai, le 23 mai 916 (/î. H. Fr., t. IX, p. 528) et une seconde fois le 6 janvier 921 pour Maroilles (R. H. Fr., t. IX, p. 55 1). Peut-être est-ce lui qui intercède avec Conrad et Garnier (Werner) pour les vassaux du comte Hugues le i5 octobre gio (B. M. 2009), et qui souscrit, immédiatement après Régnier, l'échange fait entre Ardoin et l'abbaye de Stavelol (MartÈi\e, Amp. Coll., t. II, col. 39).
5. En dehors du diplôme où il figure à côté d'Isaac, on le trouve intercédant le 8 septembre 920 avec Haganon et Rodolphe pour Etienne, évêque de Cambrai (B. 1967). Il était comte A\i pagas de Liège (B. M. igSi, 1991, B. 1946) et du Hainaut, soit en totalité, soit en partie (B. M. 1991).
6. B. 1934, Le Glay, Glossaire, etc., pièces juslif. n° i, R. H. Fr., t. IX, p. 5a8, B. 1967.
(ioG LE RÈGNE DE CHAULES LE SIMPLE (yi i-(,y3).
obtenu trois", Trêves-, Liêyo? et Pniiu > cliacitii (I(mix. H;ull)0(l5, Rofjer^, KticMiie (le (Cambrai 7 et Droçjoii^ sont intervenus en laveur de leurs écjlises, les ti'ois premiers une lois chacun, le dei'ider jusqu'à Jeux reprises, autant que Richier9 pour son abbaye. Roger de Trêves a intercéilé pour Toiil"^ et pour Narbonne", et Dadon pour Liège '^ Ce dernier n'a cependant obtenu aucun privilège, non plus que l'archevêque de Cologne, ni les évèques de Metz, d'Utrecht et de Strasbourg '3.
Si les Normands sendjlent avoir laissé tranquille la Lorraine, les Hongrois V firent des incursions à deux reprises, en 917 et en 919. Pendant les premières années du règne de Charles, le pays jouit d'une certaine lran([uillité. Il est juste de dire ipie nous sommes fort mal renseigné sur celte périotle, la chronique de l\éginon finissant avec l'année 90G, et celle de Flodoard ne commençant qu'en 919. Les quatre ou cinq dernières années du règne devaient être au contraire troublées par les révoltes de Giselbert et d'autres seigneurs lorrains, sur lesquelles vinrent se greffer celle des grands de la France occidentale et les attaques d'Henri l'Oiseleur, le successeur de Conrad. Si Charles finit par être abandonné par tout le monde dans son ancien royaume, même par l'archevêque de Reims, en revanche il ne cessa de compter en Lorraine des partisans dévoués, et c'est avec des troupes recrutées dans ce pays qu'il livra sa dernière bataille.
Nous avons laissé Charles en Lorraine au milieu de l'année 918. Nous ne savons pas d'ailleurs, vu l'absence de diplômes et de documents annalistiques, s'il n'avait pas quitté son nouveau royaume, depuis qu'il en avait pris possession, ou si, après être allé en France, la troisième (?) attaque de Conrad au printemps de 918 l'avait l'appelé en Lorraine. Le 11 juin de cette dernière année, Charles était sur les bords de la Moselle, à l'abbaye Saint-Arnoul, près de Metz, où il confirme à la prière du comte Hicuin une donation laite à Uncrin, moine de Saint-Mihiel, qui avait ré-