‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 592 sur 764 · MARIAGES ET ENFANTS DE REGNIER. 6 1 I · texte numérisé non relu

MARIAGES ET ENFANTS DE REGNIER. 6 1 I

appartiennent à la seconde moitié du x^ siècle ou au début du xi^ ' et ils ont pu attribuer au grand-père le surnom de Long Col qui avait été donné à son petit-fils et homonyme, Régnier III, celui-là même qui fut en 957 condamné k l'exil par Brunon, archevêque de Cologne et duc de Lorraine.

Régnier avait peut-être été marié deux fois, si toutefois on doit l'identifier avec un comte Régnier que nous fait connaître une charte non datée, mais postérieure k 887, en faveur de Saint-Dagobert de Stenay ^. Il convient de dire que la charte est très suspecte, et même probablement fausse. D'après elle, Régnier avait perdu une femme qui s'appelait Hersende. Du reste, à supposer le fait exact, les enfants que laissa Régnier eurent pour mère non pas Hersende mais Albrade, ainsi que nous l'apprend un diplôme de Gerberge, de février 9G8 ' ; du moins, Giselbert était fils d'Albrade et comme il était l'aîné de Régnier II, comme, d'autre part, Hersende, déjk morte en 887 ou 888, aurait été épousée avant Albrade, le second fils de Régnier ?•■, sinon sa fille, mariée au comte Bérenger du p. Lommensis +, devait être issu lui aussi de l'union de son père avec Albrade. Nous ne connaissons pas k Régnier d'autres enfants que les trois dont nous venons de parler. Les historiens du Moyen Age ou des temps modernes lui en ont attribué beaucoup d'autres, pour plaire k des familles qui voulaient se rattacher k Régnier, mais leurs généalogies sont dépourvues de preuves 5.

1. RiCHER ëcrivail, en gyô-ggô, d'a])rcs Pertz (Richer, Historiée, éd. in us. scho'., prœf., p. vi), FoLCuiN vers (j8o, et Dudon après 99G ou 1002, d'après Waitz (SS., l. IV, p[i. 53 et 94). Voilà les écrivains que Dùmmler, l. III, p. 466, n. 3, appelle des contemporains de Régnier I^^ !

2. Calmet, t. I, pr., col. 3i3. Nous avons déjà parlé de cette charte.

3. R. H. F/'., t. IX, p. 666 : « Pro remedio senioris nostri piœ memoriœ Gisleberti, suique parenlum, patris scilicet et matris, Rarjeneri et Albradœ. »

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