‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 593 sur 764 · Flodoard, Chronicon 924, t. III, p · texte numérisé non relu

Flodoard, Chronicon 924, t. III, p

5. Nous ne nous attarderons pas à discuter les assertions fantaisistes de Wassebourg {op. cit., fos i63 verso et 178), de Rosières, Steinmata LotharingiiB ac Barri diiciim, l'° 177 recto, de Vigmer, op. ci'., p. 3, etc. Mentionnons seulement que Régnier aurait eu ))our fils un certain Lambert, comte de Hesbaye, d'après Leibniz, op. cit., t. II, p. 289, et BuTKE.\s, Les Trophées du Brabant, t. I, pp. 37 et 46 ; le comte Albert, qui flgure dans une charte de Stavelot, du 3 octobre, règne d'Henri (Ritz, NR. UB., 11° 20), suivant Wit- TiCH, op. cit., p. 102, n. 2, et Duvivier, Recherches sur le Ilainaut ancien, }>j). 88 et 336; eiifin, Balderic, évèque d'Ulreclit après Radbod, aurait été également un Ois de Régnier, s'il fallait en croire Butkens, op. cit., ib., Hirsch, Jahrbb. Heinrichs II, t. I, p. 344, et Kalckstein, op. cit., p. i44. Or, le premier Lambert connu était fils de Régnier III et arrière-petil-fils de Régnier I^''. Le comte Albert, qui fait une donation à Stavelot, se dit co(jnatus du duc Giselbert, et il parle d'un frère qui s'appelait Régnier. Mais si Giselbert avait été son frère, Albert le dirait. De plus, il parle de ses cheveux blancs (canities) ; comment Gisell)ert aurait-il pu avoir, lui l'aîné des fils de Régnier I<"', un frère qui était déjà un vieillard avant 936 ? Albert doit donc être ou un frère de Régnier I'"' lui-même, ou un de ses cousins ; peut-être descendait-'l de ce Régnier qui fut abbé d'Echternach de 864 à 870. Nous reviendrons un peu plus loin sur Balderic, dont le père était le comte Ricfred, et nous expliquerons comment a pu se produire l'erreur où sont tombés Butkens, Hirsch et Kalckstei.n. Eunst, art. cité, pp. 399 et 43i, et le Père Brabant, art. cité, pp. 12 et 67, ont déjà réfuté les erreurs de ces historiens et prouvé que Régnier n'avait eu que trois enfants.

6l2 LE RKGNE DK CIIAULKS l.K SIMPLE (yii-yalî).

D'après Riclicr' et SigelianP, (îiselbert était un jeune Ijomme quand son père mourut, et le second semble môme Insinuer, en montrant la mère du jeune comte agissant au lieu et place de celui-ci contre le comte Adalbert, qu'elle était tutrice de son iils3. (îiselbert pourtant devait, en QK), être sorti de l'enfance. En iy.>J\, son beai^frère Bérencjer l'avartt fait prisonnier, (îiselbert lui donna en otages, pour obtenir sa liberté, les fils de son frère Régnier +. (](dui-ci avait donc en 92^ quelques années de mariage, ce qui sup[)Ose ([u'il était arrivé à l'âge d'homme depuis un certain temps ; à plus forte raison (îiselbert, qui était l'afné de son frère. Les révoltes de Giselbert, dont la première doit se placer en qi8 ou en 919 au plus tard, prouvent encore mieux ce que nous avançons. Il y a enfin lieu de remarquer que les deux fils de Régnier l"" assistent au plaid tenu le 19 janvier giC) à Heristal ; ils devaient donc l'un et l'autre avoir atteint et dépassé l'âge de la majorité.

Comment les possessions héréditaires, les bénéfices du père ont-ils été réj)artis entre les fils ? (lîiselbert en eut le plus gros morceau : les abbaves de Saint-Maximin5, d'Echtcrnach^, de Stavelot7, de Saint-Servais*^

1. Hisforiif, liv. I, cli. 34, p. aS. Le ternie « jiivcnis » dont se servent Richeu et Sige- HAui) indi([uc, senible-l-il, ([tic Giselbert devait être déjà majeur. Relevons pourtant une nuance. Ric.her dit que Giselbert était « join faclus juvenis » à la mort de son père, tandis (jue, d'après Sigkhard, le fils de Réfjnier était à la même époque « admodum juvenis ». II est possible (jue les deux auteurs ne donnent pas le même sens à ce terme de « juvenis ».

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