‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 632 sur 764 · Pact. Bann., Mon. Gerni. Constit., etc., p · texte numérisé non relu

Pact. Bann., Mon. Gerni. Constit., etc., p

4. GoNT. Reg. 924, p. 157, Ann. Lobiens. 928, Sigebert de Gembloux, Chronica 928, Annalista Saxo 924, Gesta abbatuin Triidonensium, cont. III«, pars. I», lib. II, ch. 22 {SS , t. XIII, p. 288, t. VI, pp. 846 et 595, t. X, p. 876).

5. La cession de la Lorraine à Henri par Gharles le Simple lors du traité de Bonn est admise par Brower et Masen, Ann. Trev., t. II, p. 449, col. 2, Hontheim, Hist. Treu. dipl., t. I, p. a4o, Croll, Erlieaterte Reilie der Pfalzyrafen, p. 19, Pfister, Histoire d'Allemagne (traduction française), t. III, p. 24, Jkantin, Les Marches de l'Ardenne et des Woëpures, t. I, p. 182, de Witte, Ti'ois deniers de Gislebert, duc de Lotharingie {Annuaire de la Société de numismatique, t. XIII, p. 179). Voir encore (juelcjnes auteurs allemands cités par Waitz, Jahrbb. H. L, p. 61, n. 7. Nous parlerons plus loin d'autres historiens qui placent un peu plus tard, et avec aussi peu de raison, l'abandon de la

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reconnu Henri comme roi des Francs orientaux ; (-'aurait été môme pour obtenir cette reconnaissance, que le Carolingien lui avait tout d'abord refusée, que le roi d'Alleinaque l'aurait attaqué. L'hypothèse ne nous semble rjuère vraiseml)lable'. Une chose est a relovoi' dans les formules du traité : ce sont les titres des deux souverains. Charles se qualifie de roi des Francs occidentau.v, et Henri de roi des Francs orientaux. S'il y avait de la part du premier quelque condescendance à laisser Henri se parer de ce titre, l'ancien duc de Saxe rendait de son côté, en le revendiquant, un éclatant hommage à la supréuiatie qu'avait jadis exercée le peuple franc. Il était tout naturel que Louis le Germanique et ses descendants eussent compté leurs années de règne dans la France orientale, mais pour qu'un prince d'origine saxonne, jadis l'adversaire de Conrad et des Francs, eût tenu à être traité de roi des Francs de l'Est, il fallait que ce nom de Franc eût conservé son prestige et qu'il y eût toujours de l'honneur à le porter^.

Il est probable (|u';i l'entrevue de Bonn fut décidée la réunion d'un

Lorraine à Henri l'Oiseleur. Calme r, t. I, col. 887, ne se prononce pas (\V\nz, op. cit., p. 61, n. 7, avance à tort (jue Calmet admet la cession de la Lorraine à Henri). L'opinion erronée des anteurs que nous venons de citer a été fréciuemuient réfutée, notamment par Leibniz, Ann. iinp. occ, t. H, p. 325 et 303, Conring, De Jînilms iinperii (éd. Gœbel), f. I, p. i5o, GuisDLiNG, De Heinrico Aucupe, p. io5, Lorkxz, Dissertatio jiiris publici de anliquo corome GalUciP in regnum Lolharingiie Jure, pp. 30-48, l'Histoire de Metz, t. \\, p. G, Gra.ndiuikk, Histoire de Strasbourg, t. H, p. 29 (il croit d'ailleurs i\nk la fin de 922 Charles fut obliçjé de céder la Lorraine à Henri), Lamei, Heinrici I Annales diploinatici {Acta Acndemite Theodoro-palatime, t. VII, pp. ii3-ii4), Borgnet, o/). cit., p. 38, n. 8, DE Saint-Mairis, Etudes historiques sur l'ancienne Lorraine, t. I, pp. 65-00, WiTTiGH, Die Enfstehung, etc., ]>. io3, Steix, op. cit., p. 2y4, Giesebrec.iit, op. cit., t. 1, p. 2i3, Waitz, Jahrl)/). H. I., pp. O1-62, Eckel, op. cit., cli. IV, p. 3, Ottenthal, Reg. Sax., p. 9. Tandis que ^\'ITTICH ne croit pas que le trailé de JJonn implique de la part d'Henri une renonciation formelle à la Lorraine, Stei.n, Giesebuec.iit, Waitz, p. Oi, n. 3, LippEur, op. cit., p. 87, n. 2, estiment qu'Henri reconnaissait à Charles la possession de ce pays. Plusieurs historiens croient que le rétahlissement de Giselbert connne duc de Lorraine fut stipulé à Hoiiu; tels sont Digot, op. cit., 1. I, p. 188, Warnkœnig et Géivau», op. cit., t. II, p. 347, Otte-ntiial, Reg. Sacr., p. 8. Waitz placerait plutôt celle réconciliat'on en été, lors de rarmisticc conclu enire les deux rois (p. 03). IVous avons déjà dit que nous ne croyions pas à l'intervention d'Henri en faveur de Giselbert. — \\'Arrz, p. Oi, a d'ailleurs raison de soutenir (jue nous avons le te.xle entier du trailé et non pas lin simple fragment, ipic le traité ne contenait aucune stipulation relative à la délimitation des frontières.

1. C'est, nous l'avons déjà dit, Bardot, op. cit., p. 32, n. 2, qui avance qu'Henri avait attaqué Charles pour ohliijer ce prince à le reconnaître comme roi d'AUemaqne. Celte assertion est dénuée de tondement. Mais on ne peut contester ([u'en laissant Henri prendre le titre de roi des Francs orientaux, Charles renoiu^ail à toute op|>osition contre Henri, à toute ])rétenlion sur la rive droite du Khin, et reconnaissait l'ancien duc de Saxe en qualité de souverain indépendant, (l'est l'opinion de Lœher, art. cité, p. 578, de WiTTicii, Die Enistehung, etc., p. io4, de Giesebrec.ht, op. cit., t. I, p. ai3, de Bardot, op. cit., p. 32, d'OrTE.NïiiAL, Reg. Sax., p. 8. Waitz, Jahrbb. H.I.,]t. Oi, u. 3, ne partage pas celle manière de voir : Richer, dil-il, est seul à i)réteiidre que Charles avait revendi([ué l'.MIemaqne et refusé de reconnaître Henri, et son lémoiijnage ne suflil pas. On peut répondre à Waitz que dans ses Capitula Charles ne Iraite pas Henri de roi. WiTTicii, |). io4, n. 4i en avait déjà fait justement la remanpie.

a. WiTTii:», op. cit., p. io4, n. l^, relève bien (pie Charles a fait une i|raiide concession en laissant Henri s'intituler roi des Francs orientaux et eu ne prenant lui-même ((ue le litre de roi des Francs occidentaux, mais il ne fait pas remariiiier riu)mma<|e que, reuilail aux Francs le prince saxon en reven(li((ii»nt la qualité de sou\ erain des Francs orientaux.

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