‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 634 sur 764 · Flodoard, Chronicon 922, t. III, pp · texte numérisé non relu

Flodoard, Chronicon 922, t. III, pp

3. Flodoard, ibid. Le retour de Richier est placé par Flodoard immédiatement a\ ant la mort de Drogon.

4. Flodoard, ibid., indique l'année de la mort de Drogon, les Gesta epp. Tall., ch. 3o (SS., t. VIII, p. 639), le jour et le mois, 28 janvier. D'après les Gesta et les Mivncula S. Apri, ch. 3o(SS., t. IV, p. Big), l'épiscopat de Drogon aurait duré sept (sic) ans; la vérité est qu'il n'avait pas seize ans révolus, ayant commencé en 906. Erreur de Brower et Masen, Ann. Trev., t. I, p. 45o, et de Calmet, t. I, col. 85o, qui font assister Drogon à un synode provincial qui se tint à Trêves en 929 ; pourtant, un peu auparavant, Calmet, col. 83o, avait placé en 921 ou 922 (il ne se prononce pas) la mort de Drogon.

5. Gauzlin appartenait à une noble famille franque (Miracula S. Apri, ch. 3o, et Ges'a epp. TulL, ch. 3i, SS., t. IV, p. 3o, et t VIII, p. 639). Comme nous l'avons dit plus haut, depuis le i3 août giS, il remplissait les fonctions de notaire à la chancellerie royale, et il contresignait les diplômes au nom soit d'Hérivée, soit de Radbod ou de Roger. Gauzlin fut consacré évêque en 922 (Flodoard, ibid.; cf. Hugues de Flavigxy, Chronicon, t. VIII, p. 358), le 17 mars, d'après les Ann. S. Béni g. Div. qui donnent à tort 921, ainsi que d'après les Gesta et Hugues de Flavig.ny {SS., t. V, p. l\o, t. VIII, pp 639 et 358); en 922, le 17 mars tombe un dimanche. Imbart de la Tour, op. cit., p. 226, se trompe en faisant de Gauzlin un parent de Charles le Simple.

648 LE RKGNK DR ni.VULES LE SLMPLE ((,i i-yj.'J).

C'était, il défaut iriiii toiisin, lia partisan sûr ([ui occupait le siège de Toul ; Charles maintenait donc ses positions.

Mais (lisell)ert avait-il été soumis? Un diplôme rendu le 4 Jnars par Charles en faveur de l'église de Toul, alors privée de pasteur, nous le montre à Emmerich, sur la rive droite du Rhin ; le même acte nous apprend que le roi était passé un peu auparavant à Diusburg, sur la l\uhr'. I^es afïaires dont parle Charles, et qui d'après lui l'avaient amené dans cette partie de ses Etats, se rapportent vraisemhlahlement à la lutte qu'il soutenait contre (Jriselhert. Avait-il réussi à refouler le rebelle jusqu'en Frise ou en Saxe? Nous ne savons ; toujours est-il qu'il reprit en avril le chemin de la France, en passant [)eut-ètre par Aix-la-Chapelle, où il aurait été le 20 de ce mois, si l'on en croit un diplôme, perdu, pour le comte frison Thierry^. A supposer exacte cette indication, il auiait été de retour peu de temps après à Laon, car les événements dont nous allons parler sont, suivant Flodoard, postérieurs de peu à la fête de Pâques, qui tombait le 21 avril cette année-là 3.

Alors (|ue les affaires de Lorraine n'étaient pas encore arrangées à la satisfaction de Charles, celles de France allaient définitivement se gâter, pour le même motif qu'en 920. Mais, cette fois, au lieu d'avoir le précieux appui d'Hérlvée, le roi aura pour adversaire le puissant archevêque de Reims, et les seigneurs français, faisant un pas de plus que deux ans auparavant, ne se contenteront pas d'abandonner Charles, de rompre avec lui, ils lui opposeront un autre roi dans la personne de Robert, frère d'Eudes et margrave de Neustrie. Charles aux prises en Lorraine avec Giselbert, en France avec Robert, ira de l'un k l'autre, sans obtenir d'autre résultat que d'épuiser ses forces, et de décourager quelquesuns de ses pai'tisans.

C'est encore Haganon ({ui fut cause de la nouvelle défection des grands de la France occidentale. La leçon que Charles avait reçue en 920 ne l'avait pas corrigé, et il témoignait toujours la même affection k son favori. Peut-être cet état de choses aurait-il subsisté encore quelque temps, si le roi n'avait commis une maladresse insigne, en enlevant, pour la donner k Haganon, l'abbaye de Chelles k sa tante Rothilde, dont la fille avait épousé Hugues, fils de Robert +. (Irande fut l'irritation de

1. Ce diplômt», rondu ;i la ])nci'e de Rofjer, arclievè(iuc do Trêves, confirme et reproduit presque textuel lenienl l'acte du i3 juin 894 (H. M. i84<j), par le(piel Arnulf atlectait dirterents biens de ré(|lisc de Toul à l'entretien des chanoines. Le diplôme de Charles mentionne en plus dos donations de Lndelme et de Dro(jon, postérieures au privilo()e d'.\riuiir (H. 197A, C.vi.MKT, I. I, pr., col. 33.')). Nous avons déjà parlé plus haut, p. Txji et un. 7 et 8, des deu.x localités, Emmerich et Dinshurcj ou Doesljor(|h, où la présence de Charles est signalée par ce document.

2. Cet acte est sicjnalé par Mieris, C hurler boeh (1er Graanen vnn llolland, t. l, p. 3a. Hnisc.ii, Jtihrhh. //. //, t. 1, ]). 34i, n. 4, le déclare faux, mais admet qu'il repose peutêtre sur un di[)lôme authenti({uc.

3. Flouoahd, Chronicon 922, t. 111, p. S. Nous a\()ns déjà parlé d'un diplôme ilaté de Laon, 5 décembre 921 (Mauillo.n, Ann. U. S. B., t. III, p. 3(>9), et l'ait olisorvor (pie le 5 décembre Charles ne |)0iivait probablement pas se ti-oiivor dans celle ville.

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