‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 636 sur 764 · Flodoard, Chronicon 922, t. III, pp · texte numérisé non relu

Flodoard, Chronicon 922, t. III, pp

4. On trouve Charles, le 3i mai, à « in prato contratorii », le 5 et le ■; juin « in Setico contra Toru », et en même temps, le 7 juin, à « Nova villa » (Varin, Archives, administratives de la ville de Reims, t. I, p. 71, et B. 1977, 1976 et 1975). Tandis que Mabuj.on, De re diplomatica supplementum, p. 49, identifie « Torn » avec la Tour (Ardennes, Sedan, Sedan), Varlx et Kalckstein, op. cit., p. i,o4, n. i, croient qu'il s'agit plutôt de Tourssur-Marne (Marne, Reims, Ay). Il est vraisemblable qu'au lieu de « in prato contratorii « dans le diplôme du 3i mai, il faut lire « in prato contra Torn ». « Seticum » n'est pas un nom propre, c'est une mesure agraire, dit Du Cangk, Glossarium, I. VI, p. 227, col. 2 : ici il doit avoir le sens de « champs » ou de « prés ».

65o LE UKGiNE DE CHARLES LE SIMPLE (<jii-(ja3).

Les lieux années n'en vinrent pas aux mains, et tout se passa en escarmouches ; dans l'une d'elles une troupe de deux cents cavaliers, de ceux ijui avaient pour chef llajjanon, fut Itattue et faite |)risonnière, comme elle allait piller dos teires de l'éjjlise de Keiins, par lluçjues, autre fils de Richard, qui amenait aux rebelles de nouveaux renforts. Des pourparlers furent engagés entre Robert et les autr^vs seigneurs françjais d'une part et les chefs de l'armée lorraine d'autre part; des entrevues eurent lieu, auxquelles d'ailleurs Charles lui-mâme et Haganon demeurèrent étrangers. Ces négociations n'aboutirent, semble-t-il, h aucun résultat. Une semaine se passa ainsi. Quand Rol)crt eut fait sa jonction avec Hugues de Bourgogne, il alla camper à Chaumuzy, tandis que Charles se dirigeait sur Reims et allait s'installer h une lieue de cette ville. Les habitants ayant pris quelques-uns de ses chevaux, Charles irrité attaqua Reims le 9 juin, jour de la Pentecôte, mais sans succès. Un certain nombre de ses soldats furent tués ou blessés et la nuit mit fin au combat. Charles ne renouvela pas le lendemain sa tentative. Ayant appris que les partisans de Robert s'étaient emparés de Laon, avaient pillé les trésors d'Haganon et capturé un des frères de ce dernier, le roi et son favori se dirigèrent en hâte sur Laon. Mais une partie de ses Lorrains l'abandonna en route. Il ne lui restait plus assez de troupes pour faire le siège de Laon, dont l'entrée lui avait été refusée. Robert d'ailleurs approchait; il campait sur les bords de l'Aisne, d'où il se porta sur l'Aie, quand le roi se fut replié sur la Sarre. Les forces des révoltés augmentaient de jour en jour; celles de Charles s'affaiblissaient, au contraire. Sentant (jue la partie n'était plus égale, il leva secrètement son canq), accompagné d'Haganon, traversa la Meuse et rentra, en Lorraine. Robert ne l'y poursuivit pas'.

Considérant (ju'ils n'avaient plus de roi, les seigneurs français résolurent de s'en donner un. Leurs ancêtres avaient essayé de substituer Louis le (ierinani<{ue à (^harles le Chauve, mais Louis était un Carolingien; l'élection d'Eudes en 888 constituait une autre dérogation, plus ou moins

I. Floooaki), Chronicon 922, t. IH, pp. 10-11. Nous avons de Charles ua diplôme dalé de l'Iadclla, 1.') juin yya, par lequel il concède à son fidèle Thierry, sur la prière du véaérahle cumie Hatjanon, réylise d'E |niond et toutes ses dépendances, depuis le Zuiderzée jusqu'à F'ortrapa et Kinnem (B. 1978, Van dkn Beugh, Oorhoiulenboek van HoHiind en Zeelniid, t. 1, p. 20, n" 2O). Pladella est inconnu ; iiuaiit à la dat'* de temps, elle nous est parvenue tronquée et altérée. Toutes les indications chronoloyiques que présentent d'habitude les dij>lômcs de Charles le Simple l')nt défaut à celui-ci, taudis ipi'il indique l'année de l'Incarnation, ([ui ne se rencontre dans aucun acte authentique de ce prince. On ne peut d'ailleiu's ])as sus])ecter ce diplôme. Lkiiimz, o/>. cit., t. Il, p. 'il\'i, le rejette ;\ i.y>'S et croit qu'il a été rendu le jour de la bataille de Soissons ; IMadella serait j\ chercher dans les environs de celte ville. I^kumkk, Reij. K<ir., p. i8(>, i)lace assez arbitrairement cet acte eu juillet. Kai.<;ksti:in, oj). cit., p. ifn), n. :'., le croit, connue Lkih.nmz, tle yu3, et il se demande si l'Iailella ne serait pas Mladella, en Toxandrie ; W'aitz mentionne l'opinion de Lkui.mz, niais sans dire s'il l'accepte (Juhrlib. II. 1, p. 71, n. 1); enlia, Ku'.iniioKKM, Kijmonder Gesrhii-hts(/ticll('n, p. i, se prononce poiu' 923. l\appelons que le Chronicon Kijinuntlanuni (Hic.iiTnoFKN', ()/>. cit., j). 38, col. 3) place en 8(i3 \i\ donation d'Kquiond à Thierry et l'allriiuie à (jharles le Chauve. Sur cet acte, voir Hmscii, Juhrhl). II. Il, l. I, p. 'il\\, 1». 4- Thierry n'est antre iriic le lils de deruH'.

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