Voir II« partie, liv. I, ch. i. ch. i
yo/i l'église.
tloii (lii([iiol Z\veiilil)t)ltl sciiiltle n'avoir pris aucune pari". Plusieurs sièges, ceux de Liège, de Toul, de Strasbourg et de Cambrai, se trouvèrent vacants sous le règne de Louis l'Enfant, mais nous ignorons quelle action exercèrent le roi ou plutôt ses conseillers sur les élections qui eurent lieu dans ces quatre diocèses. Les Gestd e/)iscoporani Tulle/isiu/n, ({ui parlent de l'opposition que Drogon rencontra de la part des grands du pays à son avènement, ne nous font pas connaître quel fut le rôle joué par le roi en cette circonstance^. Louis intervint a Strasbourg, mais [)our rétablir la concorde entre Odbert et ses diocésains 3.
Nous sommes un peu mieux informé de ce qui s'est passé durant le règne de Charles le Sin\ple. Ce prince accorda, le i3 août (ji3, au clergé et au peuple de Trêves, le droit d'élire son archevêque après la mort de Radbod. Les prérogatives du pouvoir royal étaient d'ailleurs sauvegardées, et les cas j)révus oîi il pourrait intervenir +. Il serait intéressant de savoir si le roi respecta le privilège qu'il avait accordé, et si Roger, qui monta en qi5 sur le siège de Trêves, fut régulièrement élu ; malheureusement, les sources ne nous apprennent rien a cet égard. Toutefois, vu la faveur dont jouit le nouvel archevè<[ue auprès de Charles le Simple, on peut aflirmer qu'il n'était pas un adversaire de ce prince î. Nous ne possédons aucun renseignement sur l'élection de Wigeric klNIetz, ni sur celle de Balderic à Utrecht. Par contre, les documents abondent sur ce qui se passa k Liège en 920, après la mort d'Etienne, sans qu'il soit cependant possible, nous l'avons vu, de faire la lumière complète sur les rôles respectifs du roi, d'IIilduin et des gens de Liège. Pourtant, c'est l'action du roi qui est prépondérante ; il désigna d'abord Hilduin, du moins la chose est à peu près certaine, puis Richier, et il parvint, avec l'appui de Jean X, à faire asseoir son candidat sur le siège de Liège, quoique Hilduin eût reçu la consécration du métropolitain. Quant au clergé et au peuple de Liège, ils font l'effet de simples figurants ou de marionnettes dont on tire les ficelles. Ce qu'il y a d'intéressant dans cette affaire, c'est de voir le pape prêter son concours à Charles le Simple et reconnaître en termes formels les droits de la royauté en matière d'élections épiscopales. D'après lui, le roi peut, non pas bien entendu nommer un évêque, mais approuver le choix fait par les électeurs ; c'est seulement lorsque ce consentement a été donné que le métropolitain doit consacrer l'évèque élu ^. Une autre vacance se produisit encore en Lorraine sous la domination de Charles le Simple : Drogon, évêque de Toul, mourut le 28 janvier